Dieu, anti raciste

Dieu, anti raciste

En se rendant au Liban, à Tyr et à Sidon, Jésus sait qu’il va rencontrer des gens différents, encore jamais côtoyés. Les juifs, en effet, n’aiment pas les Cananéens qu’ils traitent de « chiens ». C’est dans cette ambiance et ces connotations racistes qu’Il rencontre, de façon inattendue, une femme du pays.

Voici que cette femme vient troubler, par ses propos tenaces, la route de Jésus et de ses disciples. Elle lui demande avec force de guérir sa fille : « Prends pitié de moi, Seigneur, viens à mon secours ! » Devant l’attitude muette et fermée de Jésus, elle ne lâche rien. Au contraire, elle le supplie de tout son être. Et puis soudain, dans un retournement imprévu, Jésus l’exauce en émerveillement de sa foi. « Femme, ta foi est grande ! »

Dans cet Evangile, toutes les frontières sont franchies. Jésus n’est pas dans son pays et les conventions sont bousculées : une femme, une païenne lui adresse la parole. Jésus se laisse déranger et interpeller après l’avoir initialement rabrouée.

Jésus opère donc une révolution. Dieu nous est révélé comme le « tout autre ». Son amour « sauveur » est pour tous les hommes. Sa maison est pour tous les peuples (Isaïe). Quant à nous, quelle(s) grâce(s) avons-nous à demander au Seigneur, quel (s) pas avons-nous à franchir ?

 Jean-Marc Boissard, prêtre

 

 

Publié le 13 août 2020, dans Editorial, et tagué . Bookmarquez ce permalien. Commentaires fermés sur Dieu, anti raciste.

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