Archives de Catégorie: Editorial

Dieu, anti raciste

Dieu, anti raciste

En se rendant au Liban, à Tyr et à Sidon, Jésus sait qu’il va rencontrer des gens différents, encore jamais côtoyés. Les juifs, en effet, n’aiment pas les Cananéens qu’ils traitent de « chiens ». C’est dans cette ambiance et ces connotations racistes qu’Il rencontre, de façon inattendue, une femme du pays.

Voici que cette femme vient troubler, par ses propos tenaces, la route de Jésus et de ses disciples. Elle lui demande avec force de guérir sa fille : « Prends pitié de moi, Seigneur, viens à mon secours ! » Devant l’attitude muette et fermée de Jésus, elle ne lâche rien. Au contraire, elle le supplie de tout son être. Et puis soudain, dans un retournement imprévu, Jésus l’exauce en émerveillement de sa foi. « Femme, ta foi est grande ! »

Dans cet Evangile, toutes les frontières sont franchies. Jésus n’est pas dans son pays et les conventions sont bousculées : une femme, une païenne lui adresse la parole. Jésus se laisse déranger et interpeller après l’avoir initialement rabrouée.

Jésus opère donc une révolution. Dieu nous est révélé comme le « tout autre ». Son amour « sauveur » est pour tous les hommes. Sa maison est pour tous les peuples (Isaïe). Quant à nous, quelle(s) grâce(s) avons-nous à demander au Seigneur, quel (s) pas avons-nous à franchir ?

 Jean-Marc Boissard, prêtre

 

 

Avec Marie, oser l’action de grâce

Avec Marie, oser l’action de grâce

La femme est porteuse de vie, « porteuse de la vie de Dieu », nous dit la Bible. Elle est cette figure offerte, ce beau et grand cadeau de Dieu qui se réalise avec Marie, annoncée dans l’Apocalypse de Saint Jean.

Assomptée, c’est à dire, élevée corps et âme dans la Gloire du ciel, près du Père, nous la vénérons et nous la prions en cette fête de l’Assomption.

En faisant irruption dans la vie d’une jeune femme de Galilée, Dieu s’est fait proche, se révélant « Dieu avec nous », et même « Dieu en nous ». C’est donc Lui, le trésor caché qui se révèle par son incarnation. La Vierge Marie enfante pour l’humanité le messager de la Bonne Nouvelle. C’est en Lui et par Lui, Christ-Jésus, Dieu fait homme, que nous recevons le souffle de la vie divine. Il est notre Berger, notre Salut, notre bonheur et notre solide espérance contre les forces contraires, celles du mal et des puissances de mort. La vie de Dieu en nous est plus forte que tout (St Paul).

Marie en est consciente : « Le Puissant fit pour moi des merveilles, Saint est son nom ! » Par sa prière du Magnificat, elle rend grâce à Dieu pour l’intervention qu’Il fit dans sa propre vie. Avec elle, osons rendre grâce, à notre tour, de tout ce que Dieu fait de beau et de grand dans nos vies.

 Jean-Marc Boissard, prêtre

 

 

La prière, chemin de confiance et de paix

La prière, chemin de confiance et de paix

Après leurs balbutiements et leurs tâtonnements, voici que les disciples crient leur acte de foi envers la personne de Jésus : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! ».

Cette affirmation rappelle celle de Jacob : « Dieu était là et je ne le savais pas ». Les disciples font l’expérience que Dieu est avec eux. Jésus vient vers eux, marchant sur les eaux, malgré le vent et la tempête. « Confiance, c’est moi, n’ayez plus peur », leur dit-il !

Quand on a peur, on se replie, on fuit, on trébuche. Mais voici que les faiblesses, les épreuves et les doutes des disciples s’estompent et se transforment en confiance. Les ayant sortis des eaux de la mort, Jésus les conduit sur la rive de la vie !

La découverte de Dieu passe nécessairement par des circonstances diverses qui parlent à chacun selon son cœur. Jésus lui-même se « retire » dans la montagne pour prier. Il se reçoit alors « fils » de Celui qui l’a envoyé dans ce monde.

Et pour nous-mêmes, comment ne pas être bousculés et interrogés ? En ce temps d’été, choisir des moments de solitude et de prière ne pourra qu’être bénéfique pour notre vie spirituelle. Enraciner notre prière dans celle de « Jésus » pour qu’Il la présente au Père, alors, la joie et la vie de Dieu soulèveront notre cœur.

 Jean-Marc Boissard, prêtre

 

 

« Pique-nique géant »

Pique-nique géant

Les repas prennent beaucoup de place dans nos vies mais aussi dans les Évangiles. C’est la manière de Dieu d’être proche, de révéler sa présence et de se donner.

Devant la multitude de ceux qui viennent à Lui, Jésus ne s’irrite pas et ne cherche pas à fuir. Il montre son humanité et sa grande compassion. Le bon sens des disciples leur fait dire à Jésus de congédier tous ces gens en quête de « nourriture », mais Jésus réagit « autrement ». S’opposant à un renvoi logique, Jésus renverse la situation en impliquant ses disciples : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ».

Jésus demande donc à la foule de s’assoir sur l’herbe comme on le fait pour un pique-nique.Il reçoit le « peu » qu’il y a : cinq pains et deux poissons. Il les prend, les bénit et les rompt pour être donnés et partagés, gestes identiques à ceux de l’Eucharistie. Les disciples reçoivent la même part que celle des autres. Le banquet du « royaume », c’est donc maintenant avec Jésus, pas seulement pour quelques-uns, mais pour tous !

Les gens n’ont pas seulement mangé, ils furent « rassasiés », nous dit l’Évangile. Mais qu’est-ce qui rassasie vraiment ? Donner, partager, recevoir gratuitement, c’est certainement cette manière qui nous comble et nous mène à être « disciples » de Jésus.

 Jean-Marc Boissard, prêtre

 

 

« Toujours prêt ! »

Toujours prêt !

Cette célèbre devise scoute invite à être à l’écoute de soi-même, des autres et de… Dieu !

Une course au trésor, c’est ce que nous propose l’Evangile de ce dimanche. Une course pas comme les autres, car il s’agit d’atteindre la vie éternelle. Le vrai trésor ne consiste ni dans la possession de l’argent ni dans l’accumulation de biens et de richesses, mais il consiste à « entrer dans l’intelligence des mystères de Dieu, ainsi que de goûter la sagesse et la joie intérieure », nous dit Jésus.

C’est pourquoi celui qui a vraiment découvert en lui la présence d’un tel trésor de vie, de grâce, d’espérance et d’amour, ne peut que courir se libérer de tout ce qui l’encombre.

Prenons donc soin de notre champ qui renferme de nombreux trésors, de toutes les perles découvertes dans notre cœur ou encore de toutes les prises de nos filets. Trier, ranger une pièce ou ses placards, se séparer d’un objet, d’un habit, ou éventuellement rédiger son testament, rendons grâce pour toutes ces perles « cachées » ou « redécouvertes » que nous avons envie de donner.

En méditant les paraboles, nous commençons à comprendre que l’entrée dans le « royaume des cieux » exige discernement, sagesse et choix réfléchis.

 Jean-Marc Boissard, prêtre

 

 

« En quête d’un monde nouveau»

Toute plante a envie de croître, quel que soit son environnement. Certaines d’entre elles, les mauvaises herbes, sont indésirables aux yeux des hommes. Et pourtant, animaux et insectes s’en régalent !

Nous avons du mal à accepter que l’ivraie côtoie le bon grain. Dans son parler en paraboles et dans une première image, Jésus nous invite à regarder ce qui est bon en nous et à ôter ce qui est « mauvais », autrement dit, à orienter notre vie pour qu’elle produise le meilleur.

Autre image : une toute petite graine, plantée en terre, se met à germer, à tel point qu’elle dépasse toutes les plantes du potager : image de l’amour, de la foi et de l’espérance qui grandissent et se répandent sans bruit dans le monde…

Autre image encore : du levain dans trois mesures de farine pour faire un pain. Le levain se dissout dans la pâte pour la faire gonfler. Puissance de vie, puissance mystérieuse de Dieu qui fait grandir en chacun de nous son « royaume ».

« L’origine du mal ne vient pas de Dieu », nous dit Jésus. Celui qu’Il nomme « ennemi », « diable », « Satan », et qui agit à notre insu, sera, un jour, totalement vaincu… promesse d’une moisson finale où les justes resplendiront. A nous donc d’accueillir, avec joie, le semeur qui agit en nous et au cœur du monde.

Aujourd’hui, Seigneur, c’est en toi que je mets ma confiance, mon espérance et ma foi. Apprends-moi à voir le bon grain.

 Jean-Marc Boissard, prêtre

 

 

« Le 20H de Dieu…»

Chaque jour, le journal TV surfe sur la vie du monde, avec ses bonheurs et ses malheurs. Optimisme et pessimisme rythment notre quotidien.

Similitude avec la parabole du semeur de ce dimanche dans laquelle Jésus scrute la vie des hommes. Après la lecture, on se rend compte de la manière d’agir de Jésus qui est celle de semer sa Parole dans nos cœurs afin de produire de beaux et bons fruits.

Dans un long développement, Il dénonce le mal, l’infertilité, l’égoïsme, la non-foi, symbolisés par la sécheresse et les ronces qui étouffent. A l’opposé, la semence tombée dans de la bonne terre est promesse d’une belle moisson. Telles sont les semailles qui s’entremêlent dans le cœur de l’homme !

Jésus nous interroge sur la qualité de notre vie et nous appelle à la conversion. Quel est mon « terrain » ? Offrons-lui tout simplement ce que nous sommes. L’essentiel est que nous lui disions notre disponibilité à accueillir sa Parole afin qu’elle produise en nous du fruit.

Jésus nous révèle encore, dans le « Notre Père », que son arme contre le découragement et les toxines qui nous rongent est la prière qui « délivre du mauvais ». « Si vous écoutez, si vous accueillez et méditez ma Parole, alors vous grandirez dans de la bonne terre ». Il est la Vie nouvelle qui régénère !

Jean-Marc Boissard, prêtre

 

« Venez à moi, vous tous qui peinez… »

Vous arrive-t-il d’être « au bout du rouleau », épuisé, sans force ? Qu’il est bon et doux d’entendre ces paroles de Jésus : « Venez à moi, vous tous qui peinez et moi je vous procurerai le repos… »

Jésus nous propose d’être avec lui, tout simplement, car il sait ce qu’est le poids de la vie ; les épreuves sont lourdes à porter. Il nous propose également de prendre avec lui ses souffrances, son joug. En effet, le joug relie les animaux de trait, qui, en attelage, s’aident pour avancer ensemble sur un même chemin. Jésus nous propose donc de marcher avec lui, à côté de lui, tels des amis qui se soutiennent. Etonnante et merveilleuse proposition qu’il nous fait là !

Cette révélation, toute nouvelle, est « cachée aux sages et aux savants », nous dit-il. Ce sont les « tout-petits » qui peuvent la comprendre ; ils ont le cœur ouvert.

Le regard de Jésus est large, très large…Il ne s’adresse pas seulement à ses disciples, mais à tous ceux et celles qui portent le poids de la vie, avec ses hauts et ses bas. Personne n’est rejeté. Chacun, librement, peut venir vers lui : « Venez, vous tous… » Bon été !

Jean-Marc Boissard, prêtre

Annonces de la semaine

Mercredi 08 Juillet – 18h – messe à la Chapelle Sainte Colette

Samedi 11 Juillet, DAOURS -18h30 – messe anticipée

CORBIE – 18h30- Célébration de la Parole de Dieu

Dimanche 12 Juillet – VILLERS-BRETONNEUX- 10h30- messe dominicale

En outre

  1. LOURDES en SOMME … pélérinage diocésain….

Chemin de croix à 16h00 en l’église d’HEILLY- vendredi 10 juillet.

  1. Le JOURNAL des 3 VALLEES est arrivé, en distribution dans nos villages

avec le no précédent de Pâques…Le comité de rédaction du journal se réunit le 8 juillet, en matinée, pour le no de septembre. Vos idées de contenu seraient bienvenue.


La vocation du chrétien est d’être le visage de Dieu. L’Eglise, c’est nous. Il y aura de la joie dans le monde, aujourd’hui, si nous essayons d’être, chacun, pour autrui, le visage de Dieu, en nous sentant responsables de l’Evangile vivant.
Les hommes ne peuvent être sauvés par des discours, mais seulement par une présence, et cette présence ne peut leur apparaître normalement qu’à travers un visage humain. Soyons le vitrail où chante le Soleil ! »

Maurice Zundel


« Devant quelqu’un qui souffre, puisque vous trouvez que Dieu ne fait pas son boulot, faites-le à sa place, et vous vivrez de lui, et avec lui vous serez la fécondité du problème. »

Jacques Lebreton


« Rien qu’un verre d’eau fraîche »

Rien qu’un verre d’eau fraîche…

En ces temps de chaleur, ça fait du bien… Dans l’Evangile de ce dimanche 28 juin, nous sommes invités à accueillir l’autre, en lui offrant un simple verre d’eau fraîche pour le désaltérer, signe de bienveillance, d’accueil et de fraternité. Parole de Jésus, lui-même.

Par ce geste spontané, Jésus vient nous apprendre à aimer humblement, tout simplement, à risquer l’aventure de la rencontre, bien au-delà de nos cercles familiaux et à élargir nos horizons. « Qui vous accueille, m’accueille et qui m’accueille, accueille Celui qui m’a envoyé ». Reconnaître le Christ dans l’autre, dans le visage du frère, du petit, du faible, c’est faire advenir le monde nouveau tel que Dieu le veut, un monde qui se tisse et se bâtit à la croisée de nos rapports fraternels. 

Jésus nous invite donc à nous laisser surprendre par les bienfaits de la rencontre et de s’y risquer même dans la confrontation. Il nous révèle ainsi que nous sommes concrètement associés au projet de Dieu. Ce projet nous rend « petits», car accueillir l’autre, souvent dans l’inattendu et sans arrière-pensée, est parfois une épreuve à vivre. S’en remettre toujours à l’Esprit-Saint dans la prière est un gage de confiance et de fidélité.

Jean-Marc Boissard, prêtre

Annonces paroissiales

  1. Mercredi 1er Juillet – 18h – messe à la Chapelle Sainte Colette
  2. Samedi 4 Juillet, CORBIE -18h30 -messe anticipée
  3. Villers-Bretonneux- 18h30- Célébration de la Parole de Dieu
  4. Dimanche 5 Juillet – Daours- 10h30- messe dominicale

Annonces diverses

  1. LOURDES en SOMME … pèlerinage diocésain…. « remplaçant » le pèlerinage à Lourdes, annulé en raison de l’épidémie

Un itinéraire proposé par le diocèse ( programme ici et livret de chemin de croix ici )

  1. Camp d’été itinérant sur la Côte Picarde pour les 18-35 ans ( document ici)
  1. Le JOURNAL des 3 VALLÉES est en impression…

Ce no de juillet sera formidable. Il devrait être distribué dans une semaine.

« Rien qu’un verre d’eau fraîche »

Rien qu’un verre d’eau fraîche…

En ces temps de chaleur, ça fait du bien… Dans l’Evangile de ce dimanche 28 juin, nous sommes invités à accueillir l’autre, en lui offrant un simple verre d’eau fraîche pour le désaltérer, signe de bienveillance, d’accueil et de fraternité. Parole de Jésus, lui-même.

Par ce geste spontané, Jésus vient nous apprendre à aimer humblement, tout simplement, à risquer l’aventure de la rencontre, bien au-delà de nos cercles familiaux et à élargir nos horizons. « Qui vous accueille, m’accueille et qui m’accueille, accueille Celui qui m’a envoyé ». Reconnaître le Christ dans l’autre, dans le visage du frère, du petit, du faible, c’est faire advenir le monde nouveau tel que Dieu le veut, un monde qui se tisse et se bâtit à la croisée de nos rapports fraternels. 

Jésus nous invite donc à nous laisser surprendre par les bienfaits de la rencontre et de s’y risquer même dans la confrontation. Il nous révèle ainsi que nous sommes concrètement associés au projet de Dieu. Ce projet nous rend « petits», car accueillir l’autre, souvent dans l’inattendu et sans arrière-pensée, est parfois une épreuve à vivre. S’en remettre toujours à l’Esprit-Saint dans la prière est un gage de confiance et de fidélité.

Jean-Marc Boissard, prêtre

Annonces paroissiales

  1. Mercredi 1er Juillet – 18h – messe à la Chapelle Sainte Colette
  2. Samedi 4 Juillet, CORBIE -18h30 -messe anticipée
  3. Villers-Bretonneux- 18h30- Célébration de la Parole de Dieu
  4. Dimanche 5 Juillet – Daours- 10h30- messe dominicale

Annonces diverses

  1. LOURDES en SOMME … pèlerinage diocésain…. « remplaçant » le pèlerinage à Lourdes, annulé en raison de l’épidémie

Un itinéraire proposé par le diocèse ( programme ici et livret de chemin de croix ici )

  1. Camp d’été itinérant sur la Côte Picarde pour les 18-35 ans ( document ici)
  1. Le JOURNAL des 3 VALLÉES est en impression…

Ce no de juillet sera formidable. Il devrait être distribué dans une semaine.