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Monseigneur Jacques Noyer : quelques photos

Nous avons retrouvé avec plaisir quelques photos de Monseigneur Jacques Noyer que beaucoup d’entre nous ont connu.

En juillet 2001, lors du pèlerinage diocésain à Lourdes

 

Le 14 décembre 2002, à l’église de La Neuville, pour l’appel de Hubert Brandicourt au diaconat permanent

 

le 8 mai 2003, lors de la messe et de la réception en l’honneur de son pontificat

Décès de Mgr Jacques Noyer

Monseigneur Jacques Noyer, qui a célébré ses 93 ans le 17 avril 2020, est parti rejoindre la Maison du Seigneur le mardi 2 juin 2020.

Ordonné prêtre en 1950, il fêtait cette année ses 70 ans de sacerdoce.

Ses obsèques seront célébrées
Jeudi 11 juin 2020 à 10h00
en la Cathédrale Notre-Dame d’Amiens

Biographie

17 avril 1927 : naissance au Touquet
2 juillet 1950 : ordonné prêtre à Arras
1950 à 1952 : étudiant à Rome (licence de philosophie scolastique)
Octobre 1952 à juillet 1963 : professeur de philosophie au lycée Haffreingue de Boulogne-sur-Mer
Juillet 1963 à septembre 1966 : directeur au Grand Séminaire d’Arras
Septembre 1966 : nommé responsable de la formation permanente du clergé et supérieur du Grand Séminaire d’Arras
1967 : nommé vicaire épiscopal du diocèse d’Arras, tout en étant responsable de la formation permanente et du Grand Séminaire
Juillet 1976 à novembre 1987 : curé du Touquet et doyen des Plages
4 novembre 1987 : nommé évêque d’Amiens
13 décembre 1987 : consacré évêque à la cathédrale d’Amiens
1993 : nommé chevalier de la Légion d’honneur
1995 à 2004 : membre du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement
2003 : évêque émérite du diocèse d’Amiens

 

Le diocèse consacre un dossier à Mgr Jacques Noyer ici

31 mai 2020 -9 jours avec Marie vers la consécration – neuvième jour

« Pour nous mêmes et tous les habitants de la Somme »

Renouvellement de la consécration du diocèse à Marie : célébration dans notre paroisse

En raison des règles sanitaires actuelles, il ne nous est pas possible de nous joindre à la célébration du renouvellement de la consécration de notre diocèse à Marie ce lundi de Pentecôte autour de notre évêque.
La paroisse vous invite à participer à cette démarche en la faisant à l’autel de la Vierge dans l’abbatiale, qui sera ouverte à cet effet lundi après-midi. La liturgie des Vêpres y sera célébrée à 17h30.

30 mai 2020 -9 jours avec Marie vers la consécration – huitième jour

« Accueillir les dons de Jésus »

Annonces importantes

1. Lundi de Pentecôte, 1er juin, à l’occasion des 800 ans de la cathédrale d’Amiens, Mgr Olivier Leborgne renouvellera la consécration de notre diocèse au Cœur Immaculé de Marie. Nous pourrons suivre la cérémonie en direct sur YOUTUBE à 10h.
En signe de communion, nous sommes invités à fleurir la Vierge Marie et à la prier dans nos maisons. De même, les répondants sont invités à ouvrir les églises l’après-midi de 15h à 17h afin que nous puissions aller prier. A Villers-Bretonneux, l’espace verdoyant situé à proximité de la salle paroissiale où se trouve la statue de Notre-Dame d’Espérance, sera ouvert toute la journée. À Cachy, jour de fête communale, ouverture de l’église dès le matin.

2. Avec le confinement, nous avons été privés de la semaine sainte, de la liturgie pascale et de celle de 10 dimanches consécutifs. Épreuve de la pandémie ! Ainsi, dans la liturgie de Pentecôte, nous accueillerons solennellement les saintes huiles consacrées par notre évêque et la lumière du cierge Pascal. Nous remettrons un cierge à chaque paroisse.

3. Le confinement, avec toutes ses contraintes sanitaires, a paralysé la vie publique, sociale et économique… Nous en mesurons les conséquences immédiates sur l’école, l’emploi, la précarité, la vie de famille, le moral de nos aînés, pour ne citer que ces aspects, mais également sur la vie de nos paroisses (reports des baptêmes, mariages, premières communions eucharistiques, professions de foi, confirmations, etc…)
Nous sommes dispersés, mais la vie continue avec ses questionnements. Quel avenir pour nos paroisses, nos communautés, notre secteur ? Quelles sont nos attentes, quels sont nos désirs et nos souhaits ? Il nous faut planifier les messes de cet été et celles de la rentrée… Pour en parler, nous vous proposons une rencontre, ouverte à tous, dans chaque paroisse, dans trois lieux : ( venir avec nos masques )

MARDI 9 JUIN – 18H30 – Salle Paroissiale de VILLERS-BRETONNEUX
MERCREDI 10 JUIN – 18H00 Église de DAOURS
JEUDI 11 JUIN – 18H00 – Salle Paroissiale de CORBIE

4. Dimanche 7 juin, fête de la Ste Trinité -messe de secteur -10h30 – Corbie

29 mai 2020 -9 jours avec Marie vers la consécration – septième jour

« Avec Marie, la femme libre »

Et Après ? le blog du père Pierre Alain Lejeune

Certains d’entre vous ont demandé qui était le père Pierre-Alain Lejeune, auteur de la méditation sur l’Après.

Vous trouverez des éléments sur son blog ici

Si vous en avez le temps, parcourez les méditations de ce blog , dans la rubrique « textes » ….

28 mai 2020 -9 jours avec Marie vers la consécration – sixième jour

« Naître au grand désir de Dieu« 

Et après?

ET APRÈS ?

Pierre-Alain LEJEUNE, prêtre

22 mars 2020

Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle, ce monde dont nous savions tous qu’il courait à sa perte mais dont personne ne trouvait le bouton «arrêt d’urgence», cette gigantesque machine a soudainement été stoppée net. À cause d’une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout… Quelle ironie ! Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va t-il se passer après ? Lorsque le monde va reprendre sa marche; après, lorsque la vilaine petite bête aura été vaincue ? À quoi ressemblera notre vie après ?

Après ?

Nous souvenant de ce que nous aurons vécu dans ce long confinement, nous déciderons d’un jour dans la semaine où nous cesserons de travailler, car nous aurons redécouvert comme il est bon de s’arrêter; un long jour pour goûter le temps qui passe et les autres qui nous entourent. Et nous appellerons cela le dimanche .

Après ?

Ceux qui habiteront sous le même toit passeront au moins trois soirées par semaine ensemble, à jouer, à parler, à prendre soin les uns des autres, et aussi à téléphoner à papy qui vit seul de l’autre côté de la ville ou aux cousins qui sont loin. Et nous appellerons cela la famille.

Après ?

Nous écrirons dans la Constitution qu’on ne peut pas tout acheter, qu’il faut faire la différence entre besoin et caprice, entre désir et convoitise; qu’un arbre a besoin de temps pour pousser et que le temps qui prend son temps est une bonne chose. Que l’homme n’a jamais été et ne sera jamais tout-puissant et que cette limite, cette fragilité inscrite au fond de son être est une bénédiction puisqu’elle est la condition de possibilité de tout amour. Et nous appellerons cela la sagesse.

Après ?

Nous applaudirons chaque jour, pas seulement le personnel médical à 20h mais aussi les éboueurs à 6h, les postiers à 7h, les boulangers à 8h, les chauffeurs de bus à 9h, les élus à 10h et ainsi de suite. Oui, j’ai bien écrit les élus, car dans cette longue traversée du désert, nous aurons redécouvert le sens du service de l’État, du dévouement et du Bien Commun. Nous applaudirons toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont au service de leur prochain. Et nous appellerons cela la gratitude.

Après ?

Nous déciderons de ne plus nous énerver dans la file d’attente devant les magasins, et de profiter de ce temps pour parler aux personnes qui, comme nous, attendent leur tour. Parce que nous aurons redécouvert que le temps ne nous appartient pas ; que Celui qui nous l’a donné ne nous a rien fait payer et que décidément, non, le temps ce n’est pas de l’argent ! Le temps, c’est un don à recevoir, et chaque minute un cadeau à goûter. Et nous appellerons cela la patience.

Après ?

Nous pourrons décider de transformer tous les groupes WhatsApp créés entre voisins pendant cette longue épreuve, en groupes réels, de dîners partagés, de nouvelles échangées, d’entraide pour aller faire les courses ou amener les enfants à l’école. Et nous appellerons cela la fraternité.

Après ?

Nous rirons en pensant à avant, lorsque nous étions devenus les esclaves d’une machine financière que nous avions nous-mêmes créée, cette poigne despotique broyant des vies humaines et saccageant la planète. Après, nous remettrons l’homme au centre de tout parce qu’aucune vie ne mérite d’être sacrifiée au nom d’un système, quel qu’il soit. Et nous appellerons cela la justice.

Après ?

Nous nous souviendrons que ce virus s’est transmis entre nous sans faire de distinction de couleur de peau, de culture, de niveau de revenu ou de religion. Simplement parce que nous appartenons tous à l’espèce humaine. Simplement parce que nous sommes humains. Et de cela, nous aurons appris que si nous pouvons nous transmettre le pire, nous pouvons aussi nous transmettre le meilleur. Simplement parce que nous sommes humains. Et nous appellerons cela l’humanité.

Après ?

Dans nos maisons, dans nos familles, il y aura de nombreuses chaises vides et nous pleurerons celles et ceux qui ne verront jamais cet après. Mais ce que nous aurons vécu aura été si douloureux et si intense à la fois que nous aurons découvert ce lien entre nous, cette communion plus forte que la distance géographique. Et nous saurons que ce lien qui se joue de l’espace, se joue aussi du temps ; que ce lien passe la mort. Et ce lien entre nous qui unit ce côté-ci et l’autre de la rue>, ce côté-ci et l’autre de la mort, ce côté-ci et l’autre de la vie, nous l’appellerons Dieu .

Après ?

Après, ce sera différent d’avant, mais pour vivre cet après, il nous faut traverser le présent. Il nous faut consentir à cette autre mort qui se joue en nous, cette mort bien plus éprouvante que la mort physique. Car il n’y a pas de résurrection sans passion, pas de vie sans passer par la mort, pas de vraie paix sans avoir vaincu sa propre haine, ni de joie sans avoir traversé la tristesse. Et pour dire cela, pour dire cette lente transformation de nous qui s’accomplit au cœur de l’épreuve, cette longue gestation de nous-mêmes, pour dire cela, il n’existe pas de mot .