Archives du blog

 Belle année lumineuse !

                            lumière

Espérons ! Puisse cette année nouvelle dissiper les ténèbres, en particulier la
pandémie, afin de retrouver le goût de vivre normalement !

Lumineuse sera la fête de l’Épiphanie, au cours de laquelle nous allons nous associer au jubilé des 70 ans de sacerdoce de l’abbé Jacques Maille, belle occasion de lui dire ensemble merci.

Lumineuse sera la réouverture, dans les prochains mois, de l’église de La Neuville…

Lumineuse sera la visite pastorale de notre nouvel évêque du 30 mars au 03 avril…

Lumineuses seront les attentes du peuple chrétien adressées au Pape François pour le synode de l’Église universelle…

Lumineuses seront les EPP – Équipes Pastorales Paroissiales – chargées de conduire le présent et de préparer l’avenir…

Lumineuses seront les rencontres prévues avec l’abbaye de Corvey-Höxter, dans le cadre du jumelage de nos deux villes. Fondée en 822 par l’empereur Louis le Pieux, fils de Charlemagne et Adalhard, abbé de Corbie, nous ferons mémoire des 1200 ans de cette magnifique abbaye. Quant à nous, un hommage sera rendu à Saint Anschaire, au cours d’une messe d’action de grâce, le 6 février prochain à Fouilloy.

Lumineux sera notre pèlerinage à Sainte Colette, le samedi 2 juillet, lors de notre visitation aux sœurs Clarisses d’Arras, pèlerinage ouvert à tous…

Joie de belles fraternités évangéliques, en perspective…

Oui, espérons que cette année 2022 soit pour nous, et pour le monde, porteuse de bonnes nouvelles.

Accueil et ouverture du cœur de chacun seront promesses de fraternité.

Demeurons donc des veilleurs solidaires et des disciples missionnaires avec le Seigneur qui nous appelle à rester humbles et confiants, en toute circonstance.

Ayons la force de prier chaque jour, de demeurer unis et de ressourcer notre foi par l’eucharistie dominicale, en retrouvant notre communauté paroissiale.

Et que chacun puisse dire : « Me voici, Seigneur, aide-moi à faire tes volontés. » L’Esprit-Saint nous y aidera… Bonne année à tous.

                                                                                     Jean-Marc Boissard, prêtre

Échos de la visite du Pape François à CHYPRE

Pape
En entrant, jeudi 2 décembre, dans la petite cathédrale maronite Notre-Dame-des-Grâces de Nicosie, dont la taille se rapproche plutôt d’une modeste église paroissiale, le pape François n’a pas tardé à lancer : « Je vous regarde et je vois la richesse de votre diversité. » Au premier jour de son voyage à Chypre, le pape François a fait, face aux représentants de la petite Église catholique du pays, un éloge appuyé de la « fraternité dans l’Église ».

Il a en particulier vanté la vitalité et l’« enthousiasme de la foi » de cette Église, notamment « grâce à la présence de beaucoup de frères et sœurs migrants ». Mais tout au long de son discours, le pape a fait de la petite communauté catholique chypriote un exemple à suivre, bien au-delà des frontières de cette île aux confins orientaux de l’Europe.

Car cette Église qui a « les bras ouverts » est un « message important pour l’Église dans toute l’Europe, marquée par la crise de la foi », a insisté François qui a mis en garde contre les travers de certains catholiques, « impulsifs et agressifs, nostalgiques ou plaintifs ». « Il est bon d’aller de l’avant en lisant les signes des temps », a plutôt encouragé le pape François, alors que s’est ouverte à Rome en octobre une démarche synodale de deux ans pour définir l’avenir de l’Église.

Comme l’Église de Chypre est constituée par un « peuple multicolore », l’Église universelle doit être une « Église fraternelle ». L’Église, a-t-il dit, doit être un « modèle de fraternité ». « Il n’y a pas et il ne doit pas y avoir de murs dans l’Église catholique », a-t-il insisté.

Aux prêtres, il a demandé de ne pas être « rigoristes dans la confession ». « Quand vous voyez des gens dans la difficulté, dites-leur : j’ai compris, j’ai compris… Et donnez la bénédiction », a-t-il improvisé, rappelant que « Dieu ne se fatigue pas de pardonner ». Il a également mis en garde contre l’attitude consistant à « écraser la foi fragile des nouveaux arrivés par des attitudes rigoureuses, inflexibles, ou par des demandes trop exigeantes quant à l’observance des préceptes ».

« Par votre fraternité, vous pouvez rappeler à tous, à l’Europe tout entière, que pour construire un avenir digne de l’homme, il faut travailler ensemble, dépasser les divisions, abattre les murs et cultiver le rêve de l’unité. » Un message pour l’Église du Vieux Continent, mais bien au-delà, pour tous les Européens, envoyé depuis une île coupée en deux depuis 1974, et où sont érigés les derniers murs d’Europe.

                                             Loup Besmond de Senneville, La Croix du 3 décembre 2021

Concerts et exposition de Noël dans le secteur

Concerts de Noël

samedi 18 décembre  20h30 – église de Querrieu – Concert de Noël par le chorale « Arbalesco » (10€ et 7€ gratuit moins de 12 ans)

samedi 18 décembre  20h30 – église de Daours – Concert Gospel

dimanche 19 décembre  17h – église de Fouilloy – Concert de Noël gratuit par le chorale « La Clé de Somme »

lundi 20 décembre 19h – église de Franvillers – Concert gratuit « 5 musiciens de l’EMC »

Exposition de crèches

21-22-23 décembre 17h-20h – église de Bonnay –   exposition de 40 crèches du monde et illumination de l’église

La nouvelle traduction du missel romain

Nouveaux textes liturgiques

A partir de la nouvelle année liturgique nous célébrerons l’eucharistie dominicale avec des textes modifiés qui sont disponibles ici

Décès de Marie-Françoise MERCIER

Marie-Françoise MERCIER est décédée le 22 juillet dernier à Calais.

Les absences de l’été ont malheureusement occulté cette triste nouvelle sur notre site paroissial. Que ceux qui n’en ont pas eu connaissance alors nous le pardonnent.

Marie-Françoise MERCIER et son mari, Christian, ont  longtemps été les chevilles ouvrières du Secours Catholique à Corbie. Leur souvenir y est toujours vivace.

Avec l’aide du groupe des jeunes AJC ils nous ont rassemblés plusieurs années pour le sympathique repas de bienfaisance de cette Caritas.

Ils se sont retirés à Calais à leur retraite.

Nous présentons, avec un retard dont nous les prions de nous excuser, nos condoléances à son mari et à ses enfants.

Qu’elle repose en paix.

Suivre le pèlerinage diocésain à Lourdes

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Vous pouvez suivre le pèlerinage diocésain à Lourdes ici

Condamnation du chœur de l’abbatiale

Les vitraux des baies hautes du chœur de l’abbatiale sont en mauvais état et les spécialistes estiment qu’ils peuvent être emportés par le vent lorsqu’il souffle en bourrasques. Leur chute  provoquerait des dégâts importants dans le chœur, voire des blessures aux personnes qui s’y trouveraient. Ces hommes de l’art ont donc conseillé à la municipalité d’interdire l’accès au chœur.

A cet effet, une clôture condamnant l’accès au chœur a été posée ce jeudi matin par les services techniques municipaux.

Notre curé, aidé par quelques paroissiens, a donc procédé à un réaménagement de la partie de la nef restant accessible afin de limiter dans la mesure du possible la gène provoquée par cette situation.

En voici un aperçu :

 

Cette situation perdurera un temps difficile à déterminer, fonction de l’importance des travaux de consolidation à mener et des possibilités budgétaires de la commune.

Décès d’Anne-Marie Droulers

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Nous ne verrons plus Anne-Marie Droulers qui est entrée dans la vie éternelle ce jeudi 6 mai au matin.

Anne-Marie, très engagée dans la vie de notre communauté paroissiale dont elle était un pilier, a été répondante dans son village de Méricourt l’Abbé pendant de très nombreuses années. Sa disparition va y laisser un vide durement ressenti.

La date de ses obsèques n’est pas encore connue.

Qu’elle repose en paix.

Vocations. Lettre du pape François

Chers frères et sœurs !

Le 8 décembre dernier, à l’occasion du 150ème anniversaire de la proclamation de Saint Joseph comme Patron de l’Église universelle, a commencé l’année spéciale qui lui est consacrée. (cf. Décret de la Pénitencerie Apostolique, 8 décembre 2020). Pour ma part, j’ai écrit la Lettre apostolique Patris corde, dans le but « d’accroître l’amour envers ce grand Saint ». Il s’agit en effet d’une figure extraordinaire, en même temps « si proche de la condition humaine de chacun de nous ». Saint Joseph n’impressionnait pas, il n’était pas doté de charismes particuliers, il n’apparaissait pas exceptionnel aux yeux de celui qui le rencontrait. Il n’était pas célèbre et ne se faisait même pas remarquer : les Évangiles ne rapportent même pas une de ses paroles. Pourtant, à travers sa vie ordinaire, il a réalisé quelque chose d’extraordinaire aux yeux de Dieu.

Dieu voit le cœur (cf. 1 S 16, 17) et en saint Joseph, il a reconnu un cœur de père, capable de donner et de susciter la vie dans le quotidien. C’est à cela que tendent les vocations : susciter et régénérer des vies chaque jour. Le Seigneur désire modeler des cœurs de pères, des cœurs de mères : des cœurs ouverts, capables de grands élans, généreux dans le don de soi, compatissants en réconfortant les angoisses et fermes pour renforcer les espérances. C’est de cela que le sacerdoce et la vie consacrée ont besoin, aujourd’hui de manière particulière, en des temps marqués par des fragilités et des souffrances dues aussi à la pandémie, qui a suscité des incertitudes et des peurs concernant l’avenir et le sens même de la vie. Saint Joseph vient à notre rencontre avec sa douceur, comme un saint de la porte d’à côté ; en même temps, son témoignage fort peut nous orienter sur le chemin.

Saint Joseph nous suggère trois paroles-clé pour la vocation de chacun. La première est rêve. Tout le monde dans la vie rêve de se réaliser. Et il est juste de nourrir de grandes attentes, des attentes élevées que des objectifs éphémères – comme le succès, l’argent et le plaisir – ne parviennent pas à satisfaire. En effet, si nous demandions aux personnes d’exprimer en un seul mot le rêve de leur vie, il ne serait pas difficile d’imaginer la réponse : “amour”. C’est l’amour qui donne sens à la vie, parce qu’il en révèle le mystère. En effet, la vie, on ne l’a que si on la donne, on ne possède vraiment que si on donne pleinement. Saint Joseph a beaucoup à nous dire à ce sujet, parce que, à travers les rêves que Dieu lui a inspirés, il a fait de son existence un don.

Les Évangiles racontent quatre songes (cf. Mt 1, 20 ; 2, 13.19.22). C’étaient des appels divins, mais ils ne furent pas faciles à accueillir. Après chaque songe, Joseph a dû changer ses plans et se remettre en cause, sacrifiant ses projets pour satisfaire ceux, mystérieux, de Dieu. Il a fait confiance jusqu’au bout. Mais nous pouvons nous demander : “Qu’était un rêve nocturne pour y placer tant de confiance ?”. Bien que l’on y prêtât beaucoup d’attention dans le passé, ce n’était quand même pas grand-chose face à la réalité concrète de la vie. Pourtant saint Joseph se laissa guider par ses songes sans hésiter. Pourquoi ? Parce que son cœur était orienté vers Dieu, il était déjà disposé à son égard. Sa vigilante “oreille intérieure” n’avait besoin que d’un petit signe pour reconnaître la voix. Cela vaut également pour les appels qui nous sont adressés : Dieu n’aime pas se révéler de manière spectaculaire, en forçant notre liberté. Il nous transmet ses projets avec douceur ; il ne nous foudroie pas avec des visions éclatantes, mais il s’adresse avec délicatesse à notre intériorité, en se faisant intime à nous et en nous parlant à travers nos pensées et nos sentiments. Et ainsi, comme il le fit avec saint Joseph, il nous propose des objectifs élevés et surprenants.

Les songes, en effet, ont conduit Joseph dans des aventures qu’il n’aurait jamais imaginées. Le premier déstabilisa ses fiançailles, mais le rendit père du Messie ; le second le fit fuir en Egypte, mais il sauva la vie de sa famille. Après le troisième, qui annonçait le retour dans sa patrie, le quatrième lui fit encore changer ses plans, le ramenant à Nazareth, là même où Jésus allait commencer l’annonce du Règne de Dieu. Dans tous ces bouleversements, le courage de suivre la volonté de Dieu se révéla donc vainqueur. Il en est ainsi de la vocation : l’appel divin pousse toujours à sortir, à se donner, à aller plus loin. Il n’y a pas de foi sans risque. C’est seulement en s’abandonnant avec confiance à la grâce, mettant de côté ses propres programmes et son propre confort, qu’on dit vraiment “oui” à Dieu. Et chaque “oui” porte du fruit, parce qu’il adhère à un dessein plus grand, dont nous n’apercevons que des détails, mais que l’Artiste divin connaît et porte en avant, pour faire de chaque vie un chef-d’œuvre. En ce sens, saint Joseph représente une icône exemplaire de l’accueil des projets de Dieu. Mais le sien est un accueil actif : jamais défaitiste ou qui abandonne, il « n’est pas un homme passivement résigné. Il est fortement et courageusement engagé » (Patris corde, n. 4). Puisse-t-il aider chacun, particulièrement les jeunes en discernement, à réaliser les rêves de Dieu pour eux ; puisse-t-il inspirer l’initiative courageuse de dire “oui” au Seigneur, qui toujours surprend et jamais ne déçoit !

Une seconde parole marque l’itinéraire de saint Joseph et de la vocation service. Des Évangiles ressort la manière dont il a vécu en tout pour les autres et jamais pour lui-même. Le Peuple saint de Dieu l’appelle très chaste époux, révélant ainsi sa capacité à aimer sans rien retenir pour lui. En libérant l’amour de toute possession, il s’ouvrit en effet à un service encore plus fécond : son soin aimant a traversé les générations, sa garde attentive l’a rendu patron de l’Église. Il est aussi le patron de la bonne mort, lui qui a su incarner le sens oblatif de la vie. Son service et ses sacrifices ont été possibles, mais seulement parce qu’ils étaient soutenus par un amour plus grand : « Toute vraie vocation naît du don de soi qui est la maturation du simple sacrifice. Ce type de maturité est demandé aussi dans le sacerdoce et dans la vie consacrée. Là où une vocation matrimoniale, célibataire ou virginale n’arrive pas à la maturation du don de soi en s’arrêtant seulement à la logique du sacrifice, alors, au lieu de se faire signe de la beauté et de la joie de l’amour elle risque d’exprimer malheur, tristesse et frustration » (ibid., n. 7).

Le service, expression concrète du don de soi, ne fut pas seulement pour Saint Joseph un idéal élevé, mais il devint une règle de vie quotidienne. Il s’employa à trouver et à aménager un logement où faire naître Jésus ; il se prodigua pour le défendre de la fureur d’Hérode en organisant un voyage rapide en Égypte ; il s’empressa de retourner à Jérusalem à la recherche de Jésus perdu ; il entretint sa famille en travaillant, même en terre étrangère. Il s’adapta, en somme, aux diverses circonstances avec l’attitude de celui qui ne perd pas courage si la vie ne va pas comme il veut : avec la disponibilité de celui qui vit pour servir. Dans cet esprit, Joseph accueillit les nombreux et souvent imprévus voyages de la vie : de Nazareth à Bethléem pour le recensement, puis en Égypte et encore à Nazareth, et chaque année à Jérusalem, bien disposé chaque fois à aller à la rencontre de circonstances nouvelles, sans se plaindre de ce qui arrivait, prêt à aider pour régler les situations. On peut dire qu’il a été la main tendue du Père céleste à son Fils sur la terre. Il ne peut donc qu’être un modèle pour toutes les vocations, qui sont appelées à ceci : être les mains laborieuses du Père pour ses fils et ses filles.

J’aime penser alors à saint Joseph, gardien de Jésus et de l’Église, comme gardien des vocations. De sa disponibilité à servir provient en effet, son soin dans la garde. « Il se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte » (Mt 2, 14), dit l’Évangile, indiquant sa promptitude et son dévouement pour sa famille. Il ne perdit pas de temps à réfléchir sur ce qui n’allait pas, pour ne pas se dérober à celui qui lui était confié. Ce soin attentif et attentionné est le signe d’une vocation réussie. C’est le témoignage d’une vie touchée par l’amour de Dieu. Quel bel exemple de vie chrétienne nous offrons lorsque nous ne poursuivons pas obstinément nos ambitions et que nous ne nous laissons pas paralyser par nos nostalgies, mais que nous prenons soin de ce que le Seigneur, à travers l’Église, nous confie ! Alors Dieu répand son Esprit, sa créativité, sur nous ; et il opère des merveilles, comme en Joseph.

En plus de l’appel de Dieu – qui réalise nos plus grands rêves – et de notre réponse – qui se réalise dans le service disponible et dans le soin attentif -, il y a un troisième aspect qui traverse la vie de saint Joseph et la vocation chrétienne, en rythmant le quotidien : la fidélité. Joseph est « l’homme juste » (Mt 1, 19), qui, dans le silence actif de chaque jour, persévère dans l’adhésion à Dieu et à ses plans. Dans un moment particulièrement difficile, il se met à « considérer toutes les choses » (cf. v. 20). Il médite, pondère : il ne se laisse pas dominer par la hâte, ne cède pas à la tentation de prendre des décisions hâtives, ne suit pas l’instinct et ne vit pas dans l’immédiat. Il cultive tout dans la patience. Il sait que l’existence ne s’édifie que sur une adhésion continue aux grands choix. Cela correspond à la douceur laborieuse et constante avec laquelle il a exercé l’humble métier de charpentier (cf. Mt 13, 55), pour lequel il n’inspira pas les chroniques du temps, mais le quotidien de chaque père, de chaque travailleur, de chaque chrétien au long des siècles. Parce que la vocation, tout comme la vie, mûrit seulement à travers la fidélité de chaque jour.

Comment s’alimente cette fidélité ? A la lumière de la fidélité de Dieu. Les premières paroles que saint Joseph s’est entendu adresser en songe furent l’invitation à ne pas avoir peur, parce que Dieu est fidèle à ses promesses : « Joseph, fils de David, ne crains pas » (Mt 1, 20). Ne crains pas : ce sont les paroles que le Seigneur t’adresse aussi, chère sœur, et cher frère, quand, malgré les incertitudes et les hésitations, tu ressens comme ne pouvant plus être différé le désir de lui donner ta vie. Ce sont les mots qu’il te répète quand, là où tu te trouves, peut-être au milieu d’épreuves et d’incompréhensions, tu luttes pour suivre chaque jour sa volonté. Ce sont les paroles que tu redécouvres lorsque, sur le chemin de l’appel, tu retournes au premier amour. Ce sont les paroles qui, comme un refrain, accompagnent celui qui dit oui à Dieu par sa vie comme saint Joseph : dans la fidélité de chaque jour.

Cette fidélité est le secret de la joie. Dans la maison de Nazareth, dit un hymne liturgique, il y avait « une joie limpide ». C’était la joie quotidienne et transparente de la simplicité, la joie qu’éprouve celui qui garde ce qui compte : la proximité fidèle à Dieu et au prochain. Comme il serait beau si la même atmosphère simple et radieuse, sobre et pleine d’espérance, imprégnait nos séminaires, nos instituts religieux, nos maisons paroissiales !

C’est la joie que je vous souhaite, frères et sœurs, qui avec générosité avez fait de Dieu le rêve de votre vie, pour le servir dans les frères et dans les sœurs qui vous sont confiés, à travers une fidélité qui est déjà en soi témoignage, à une époque marquée par des choix passagers et des émotions qui disparaissent sans laisser la joie. Que saint Joseph, gardien des vocations, vous accompagne avec un cœur de père !

Rome, Saint Jean de Latran, 19 mars 2021, Fête de Saint Joseph

FRANÇOIS