Le bonheur d’aimer

( 6ème Dimanche de Pâques – 9 Mai 2021)

Dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus nous rappelle comment Lui-même a aimé ses disciples comme le Père l’a aimé. Il leur demande de faire de même, de s’aimer, comme Lui les a aimés. En fait, nous aimer les uns les autres à la manière de Jésus qui est allé jusqu’au sacrifice de sa vie, nous engage à aimer sans limite, sans retenue.

Pas facile, donc, de s’aimer les uns les autres ! Aimer nos proches, au sein de nos familles et dans le cercle de nos amis, n’est-ce pas parfois compliqué ? Il est sans doute plus facile d’être tolérant et ouvert à tous, que d’aller vers celui qui est différent. Accueillir celui qui ne pense pas comme nous, celui qui vient d’ailleurs, l’étranger avec une autre culture, une autre religion ou bien l’athée, demande des efforts. Et pourtant, c’est bien à cet accueil que nous appelle le Christ-Jésus, car l’amour de Dieu n’exclut personne.

Faire ce choix de l’accueil, quel chemin exigeant de conversion pour chacun ! C’est pourtant bien à cela que nous sommes invités à la suite de Jésus qui continue de nous aimer jusqu’au bout, avec cette joie d’être de ses amis. Rendons-Lui grâce.

Jean-Marc Boissard, prêtre

 


Veilleurs Solidaires

Mois de Mai, mois du chapelet

Sainte Colette des 3 vallées : 17h00 – mardi 18 à Heilly – les mercredis 12-19-26 à Vaire-sous-Corbie et les jeudis 20 et 27 à la chapelle Sainte Colette

Saint Martin de l’Hallue : 18h00 – chaque vendredi du mois en l’église de QUERRIEU


Samedi 8 Mai – 17h30 – messe à Pont-Noyelles

Dimanche 9 Mai – 10h30 – messes à Corbie et Villers-Bretonneux

Deuxième scrutin d’Antoine Oogh

Mardi 11 Mai -17h30 – messe à la Chapelle Sainte Colette

 


Ordination de Mgr Gérard LE STANG –Ascension – Jeudi 13 Mai –15h30 –

En raison des places limitées, à cause des mesures sanitaires, seules les personnes ayant un laissez-passer nominatif, délivré par le diocèse, pourront entrer dans la cathédrale. Par conséquent, la célébration sera retransmise en direct sur KTOTV.com et sur CATHO80.com.

Afin de vivre en communion de prière, les paroisses sont invitées à organiser des lieux de rencontres communautaires, pour permettre aux fidèles de participer.

Dans notre secteur, nous vous proposons de nous retrouver en l’église Saint Jean-Baptiste de Villers-Bretonneux afin de suivre la retransmission sur écran et de vivre ensemble ce temps fort de notre Église Diocésaine. Elle sera animée par Hubert Brandicourt, diacre.


Jeudi 13 MAI – Fête de l’Ascension – 10h30 – messe de SECTEUR à CORBIE

Samedi 15 MAI – 17h30 – messe à Villers-Bretonneux

Dimanche 16 MAI – 10h30 – messes à CORBIE et Saint GRATIEN ( 1ère  des communions )

3ème scrutin d’Antoine Ooghe

Mardi 18 Mai -17h30 – messe à la Chapelle Sainte Colette 

 


Prière de louange et d’intercession :

« Sois loué Seigneur pour tous tes bienfaits »


Corbie : c’est avec tristesse que nous venons d’apprendre le décès de Madame Anne-Marie DROULERS, répondante de notre communauté paroissiale depuis tant d’années à Méricourt-l’Abbé. La paroisse lui est profondément reconnaissante. Nous exprimons à sa famille nos sincères condoléances et notre prière.

 

Abbatiale : devant la menace de l’effondrement d’un vitrail, la municipalité a pris la décision de fermer le chœur pour assurer la sécurité des fidèles, travaux qui pourraient durer une année. Nous avons donc procédé au réaménagement de l’église. Merci aux personnes qui se sont dévouées à cette entreprise.

 

 

Obsèques d’Anne-Marie Droulers

Les obsèques d’Anne-Marie Droulers auront lieu le lundi 10 mai 2021 à 14h30 dans l’église de Méricourt l’abbé

Condamnation du chœur de l’abbatiale

Les vitraux des baies hautes du chœur de l’abbatiale sont en mauvais état et les spécialistes estiment qu’ils peuvent être emportés par le vent lorsqu’il souffle en bourrasques. Leur chute  provoquerait des dégâts importants dans le chœur, voire des blessures aux personnes qui s’y trouveraient. Ces hommes de l’art ont donc conseillé à la municipalité d’interdire l’accès au chœur.

A cet effet, une clôture condamnant l’accès au chœur a été posée ce jeudi matin par les services techniques municipaux.

Notre curé, aidé par quelques paroissiens, a donc procédé à un réaménagement de la partie de la nef restant accessible afin de limiter dans la mesure du possible la gène provoquée par cette situation.

En voici un aperçu :

 

Cette situation perdurera un temps difficile à déterminer, fonction de l’importance des travaux de consolidation à mener et des possibilités budgétaires de la commune.

Décès d’Anne-Marie Droulers

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Nous ne verrons plus Anne-Marie Droulers qui est entrée dans la vie éternelle ce jeudi 6 mai au matin.

Anne-Marie, très engagée dans la vie de notre communauté paroissiale dont elle était un pilier, a été répondante dans son village de Méricourt l’Abbé pendant de très nombreuses années. Sa disparition va y laisser un vide durement ressenti.

La date de ses obsèques n’est pas encore connue.

Qu’elle repose en paix.

Chapelets au mois de Mai

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Au cours de ce mois de Mai, mois de Marie, le chapelet sera récité :

  • le mardi 18 mai à Heilly,
  • les mercredis 5 mai, 12 mai, 19 mai, 26 mai à Vaire sous Corbie,
  • les jeudis 20 mai, 27 mai à la chapelle sainte Colette à Corbie

La vraie vigne

Vigne

 

 

Nous vous proposons une méditation du Père Marcel Domergue, jésuite sur « La Vraie Vigne », ici

Soyez pour moi des disciples

(5ème Dimanche de Pâques – 2 Mai 2021)

Au fil de chaque dimanche nous est révélée l’identité du Fils de Dieu : Jésus, chemin de la Bonne Nouvelle de l’Évangile de Vie : « Je suis le bon pasteur, et mes brebis me connaissent. » « Je suis la vigne, et vous les sarments. Demeurez en moi, comme moi je demeure en vous. »

Sur un pied de vigne, le cep et les sarments sont inséparables. Une même sève les irrigue, pour produire des fleurs au printemps, puis de belles grappes gorgées de soleil en été. Ainsi leurs transformations sont promesses de bons vins. Jésus utilise cette image viticole pour nous faire comprendre le lien qui nous unit à Lui. Sa vie circule en nous. Saint Paul osera dire : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi. »

Le Seigneur attend de nous que nous produisions ensemble de beaux fruits. C’est sa façon de nous parler de son Église et d’insister sur la visibilité de « donner et de porter du fruit », que notre vie ait goût d’évangile. Par cette parabole, nous ne sommes pas dans une logique de productivité mais sur l’exigence de vivre, reliés les uns aux autres, en Église, par le témoignage communautaire et l’engagement de chacun.

Antidotes au dessèchement, la source de la Parole et de la prière seront nourritures pour demeurer greffés sur le Christ. Quelle joie !

Jean-Marc Boissard, prêtre


Veilleurs Solidaires

Mois de Mai, mois du chapelet

Chacune de nos paroisses est appelée à prendre des initiatives. Sur Corbie, premier chapelet, ouvert à tous, dans l’église de Vaire-sous-Corbie – rendez-vous, mercredi 5 à 17h00 –


Ordination de Mgr Gérard LE STANG –Ascension – Jeudi 13 Mai –15h30 –

En raison des places limitées, à cause des mesures sanitaires, seules les personnes ayant un laissez-passer nominatif, délivré par le diocèse, pourront entrer dans la cathédrale. Par conséquent, la célébration sera retransmise en direct sur KTOTV.com et sur CATHO80.com.

Afin de vivre en communion de prière, les paroisses sont invitées à organiser des lieux de rencontres communautaires, pour permettre aux fidèles de participer.

Dans notre secteur, nous vous proposons de nous retrouver en l’église Saint Jean-Baptiste de Villers-Bretonneux afin de suivre la retransmission sur écran et de vivre ensemble ce temps fort de notre Église Diocésaine. Elle sera animée par Hubert Brandicourt, diacre.


    Samedi 1er MAI – 17h30 – messe à Villers-Bretonneux

Dimanche 2 MAI – 10h30 – messes à Corbie et Querrieu

Premier scrutin d’Antoine Ooghe

Mardi 4 Mai -17h30 – messe à la Chapelle Sainte Colette

Samedi 8 Mai – 17h30 – messe à Pont-Noyelles

Dimanche 9 Mai – 10h30 – messes à Corbie et Villers-Bretonneux

Deuxième scrutin d’Antoine Ooghe


Prière de louange et d’intercession : « Nous te louons splendeur du Père, Jésus, Fils de Dieu ! »

Vierge Marie, nous confions à ta prière, nos familles et nos communautés. Renforce notre confiance et notre foi en ton fils Jésus.

Vierge Marie, nous confions à ta prière nos frères malades et tous les soignants. Aide ceux qui luttent, au péril de leur vie, pour les droits fondamentaux des êtres humains.

Décès de Jacques BIANCHI

Jacques BIANCHI est décédé ce vendredi 23 avril à l’âge de 87 ans.

Avec son épouse il a participé souvent au pèlerinage diocésain à Lourdes, y amenant régulièrement ses petits-enfants ces dernières années. Tous ses compagnons de pèlerinage en gardent un excellent souvenir.

Ses obsèques seront célébrées jeudi à 14h30 à l’abbatiale.

Qu’il repose en paix

 

Vocations. Lettre du pape François

Chers frères et sœurs !

Le 8 décembre dernier, à l’occasion du 150ème anniversaire de la proclamation de Saint Joseph comme Patron de l’Église universelle, a commencé l’année spéciale qui lui est consacrée. (cf. Décret de la Pénitencerie Apostolique, 8 décembre 2020). Pour ma part, j’ai écrit la Lettre apostolique Patris corde, dans le but « d’accroître l’amour envers ce grand Saint ». Il s’agit en effet d’une figure extraordinaire, en même temps « si proche de la condition humaine de chacun de nous ». Saint Joseph n’impressionnait pas, il n’était pas doté de charismes particuliers, il n’apparaissait pas exceptionnel aux yeux de celui qui le rencontrait. Il n’était pas célèbre et ne se faisait même pas remarquer : les Évangiles ne rapportent même pas une de ses paroles. Pourtant, à travers sa vie ordinaire, il a réalisé quelque chose d’extraordinaire aux yeux de Dieu.

Dieu voit le cœur (cf. 1 S 16, 17) et en saint Joseph, il a reconnu un cœur de père, capable de donner et de susciter la vie dans le quotidien. C’est à cela que tendent les vocations : susciter et régénérer des vies chaque jour. Le Seigneur désire modeler des cœurs de pères, des cœurs de mères : des cœurs ouverts, capables de grands élans, généreux dans le don de soi, compatissants en réconfortant les angoisses et fermes pour renforcer les espérances. C’est de cela que le sacerdoce et la vie consacrée ont besoin, aujourd’hui de manière particulière, en des temps marqués par des fragilités et des souffrances dues aussi à la pandémie, qui a suscité des incertitudes et des peurs concernant l’avenir et le sens même de la vie. Saint Joseph vient à notre rencontre avec sa douceur, comme un saint de la porte d’à côté ; en même temps, son témoignage fort peut nous orienter sur le chemin.

Saint Joseph nous suggère trois paroles-clé pour la vocation de chacun. La première est rêve. Tout le monde dans la vie rêve de se réaliser. Et il est juste de nourrir de grandes attentes, des attentes élevées que des objectifs éphémères – comme le succès, l’argent et le plaisir – ne parviennent pas à satisfaire. En effet, si nous demandions aux personnes d’exprimer en un seul mot le rêve de leur vie, il ne serait pas difficile d’imaginer la réponse : “amour”. C’est l’amour qui donne sens à la vie, parce qu’il en révèle le mystère. En effet, la vie, on ne l’a que si on la donne, on ne possède vraiment que si on donne pleinement. Saint Joseph a beaucoup à nous dire à ce sujet, parce que, à travers les rêves que Dieu lui a inspirés, il a fait de son existence un don.

Les Évangiles racontent quatre songes (cf. Mt 1, 20 ; 2, 13.19.22). C’étaient des appels divins, mais ils ne furent pas faciles à accueillir. Après chaque songe, Joseph a dû changer ses plans et se remettre en cause, sacrifiant ses projets pour satisfaire ceux, mystérieux, de Dieu. Il a fait confiance jusqu’au bout. Mais nous pouvons nous demander : “Qu’était un rêve nocturne pour y placer tant de confiance ?”. Bien que l’on y prêtât beaucoup d’attention dans le passé, ce n’était quand même pas grand-chose face à la réalité concrète de la vie. Pourtant saint Joseph se laissa guider par ses songes sans hésiter. Pourquoi ? Parce que son cœur était orienté vers Dieu, il était déjà disposé à son égard. Sa vigilante “oreille intérieure” n’avait besoin que d’un petit signe pour reconnaître la voix. Cela vaut également pour les appels qui nous sont adressés : Dieu n’aime pas se révéler de manière spectaculaire, en forçant notre liberté. Il nous transmet ses projets avec douceur ; il ne nous foudroie pas avec des visions éclatantes, mais il s’adresse avec délicatesse à notre intériorité, en se faisant intime à nous et en nous parlant à travers nos pensées et nos sentiments. Et ainsi, comme il le fit avec saint Joseph, il nous propose des objectifs élevés et surprenants.

Les songes, en effet, ont conduit Joseph dans des aventures qu’il n’aurait jamais imaginées. Le premier déstabilisa ses fiançailles, mais le rendit père du Messie ; le second le fit fuir en Egypte, mais il sauva la vie de sa famille. Après le troisième, qui annonçait le retour dans sa patrie, le quatrième lui fit encore changer ses plans, le ramenant à Nazareth, là même où Jésus allait commencer l’annonce du Règne de Dieu. Dans tous ces bouleversements, le courage de suivre la volonté de Dieu se révéla donc vainqueur. Il en est ainsi de la vocation : l’appel divin pousse toujours à sortir, à se donner, à aller plus loin. Il n’y a pas de foi sans risque. C’est seulement en s’abandonnant avec confiance à la grâce, mettant de côté ses propres programmes et son propre confort, qu’on dit vraiment “oui” à Dieu. Et chaque “oui” porte du fruit, parce qu’il adhère à un dessein plus grand, dont nous n’apercevons que des détails, mais que l’Artiste divin connaît et porte en avant, pour faire de chaque vie un chef-d’œuvre. En ce sens, saint Joseph représente une icône exemplaire de l’accueil des projets de Dieu. Mais le sien est un accueil actif : jamais défaitiste ou qui abandonne, il « n’est pas un homme passivement résigné. Il est fortement et courageusement engagé » (Patris corde, n. 4). Puisse-t-il aider chacun, particulièrement les jeunes en discernement, à réaliser les rêves de Dieu pour eux ; puisse-t-il inspirer l’initiative courageuse de dire “oui” au Seigneur, qui toujours surprend et jamais ne déçoit !

Une seconde parole marque l’itinéraire de saint Joseph et de la vocation service. Des Évangiles ressort la manière dont il a vécu en tout pour les autres et jamais pour lui-même. Le Peuple saint de Dieu l’appelle très chaste époux, révélant ainsi sa capacité à aimer sans rien retenir pour lui. En libérant l’amour de toute possession, il s’ouvrit en effet à un service encore plus fécond : son soin aimant a traversé les générations, sa garde attentive l’a rendu patron de l’Église. Il est aussi le patron de la bonne mort, lui qui a su incarner le sens oblatif de la vie. Son service et ses sacrifices ont été possibles, mais seulement parce qu’ils étaient soutenus par un amour plus grand : « Toute vraie vocation naît du don de soi qui est la maturation du simple sacrifice. Ce type de maturité est demandé aussi dans le sacerdoce et dans la vie consacrée. Là où une vocation matrimoniale, célibataire ou virginale n’arrive pas à la maturation du don de soi en s’arrêtant seulement à la logique du sacrifice, alors, au lieu de se faire signe de la beauté et de la joie de l’amour elle risque d’exprimer malheur, tristesse et frustration » (ibid., n. 7).

Le service, expression concrète du don de soi, ne fut pas seulement pour Saint Joseph un idéal élevé, mais il devint une règle de vie quotidienne. Il s’employa à trouver et à aménager un logement où faire naître Jésus ; il se prodigua pour le défendre de la fureur d’Hérode en organisant un voyage rapide en Égypte ; il s’empressa de retourner à Jérusalem à la recherche de Jésus perdu ; il entretint sa famille en travaillant, même en terre étrangère. Il s’adapta, en somme, aux diverses circonstances avec l’attitude de celui qui ne perd pas courage si la vie ne va pas comme il veut : avec la disponibilité de celui qui vit pour servir. Dans cet esprit, Joseph accueillit les nombreux et souvent imprévus voyages de la vie : de Nazareth à Bethléem pour le recensement, puis en Égypte et encore à Nazareth, et chaque année à Jérusalem, bien disposé chaque fois à aller à la rencontre de circonstances nouvelles, sans se plaindre de ce qui arrivait, prêt à aider pour régler les situations. On peut dire qu’il a été la main tendue du Père céleste à son Fils sur la terre. Il ne peut donc qu’être un modèle pour toutes les vocations, qui sont appelées à ceci : être les mains laborieuses du Père pour ses fils et ses filles.

J’aime penser alors à saint Joseph, gardien de Jésus et de l’Église, comme gardien des vocations. De sa disponibilité à servir provient en effet, son soin dans la garde. « Il se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte » (Mt 2, 14), dit l’Évangile, indiquant sa promptitude et son dévouement pour sa famille. Il ne perdit pas de temps à réfléchir sur ce qui n’allait pas, pour ne pas se dérober à celui qui lui était confié. Ce soin attentif et attentionné est le signe d’une vocation réussie. C’est le témoignage d’une vie touchée par l’amour de Dieu. Quel bel exemple de vie chrétienne nous offrons lorsque nous ne poursuivons pas obstinément nos ambitions et que nous ne nous laissons pas paralyser par nos nostalgies, mais que nous prenons soin de ce que le Seigneur, à travers l’Église, nous confie ! Alors Dieu répand son Esprit, sa créativité, sur nous ; et il opère des merveilles, comme en Joseph.

En plus de l’appel de Dieu – qui réalise nos plus grands rêves – et de notre réponse – qui se réalise dans le service disponible et dans le soin attentif -, il y a un troisième aspect qui traverse la vie de saint Joseph et la vocation chrétienne, en rythmant le quotidien : la fidélité. Joseph est « l’homme juste » (Mt 1, 19), qui, dans le silence actif de chaque jour, persévère dans l’adhésion à Dieu et à ses plans. Dans un moment particulièrement difficile, il se met à « considérer toutes les choses » (cf. v. 20). Il médite, pondère : il ne se laisse pas dominer par la hâte, ne cède pas à la tentation de prendre des décisions hâtives, ne suit pas l’instinct et ne vit pas dans l’immédiat. Il cultive tout dans la patience. Il sait que l’existence ne s’édifie que sur une adhésion continue aux grands choix. Cela correspond à la douceur laborieuse et constante avec laquelle il a exercé l’humble métier de charpentier (cf. Mt 13, 55), pour lequel il n’inspira pas les chroniques du temps, mais le quotidien de chaque père, de chaque travailleur, de chaque chrétien au long des siècles. Parce que la vocation, tout comme la vie, mûrit seulement à travers la fidélité de chaque jour.

Comment s’alimente cette fidélité ? A la lumière de la fidélité de Dieu. Les premières paroles que saint Joseph s’est entendu adresser en songe furent l’invitation à ne pas avoir peur, parce que Dieu est fidèle à ses promesses : « Joseph, fils de David, ne crains pas » (Mt 1, 20). Ne crains pas : ce sont les paroles que le Seigneur t’adresse aussi, chère sœur, et cher frère, quand, malgré les incertitudes et les hésitations, tu ressens comme ne pouvant plus être différé le désir de lui donner ta vie. Ce sont les mots qu’il te répète quand, là où tu te trouves, peut-être au milieu d’épreuves et d’incompréhensions, tu luttes pour suivre chaque jour sa volonté. Ce sont les paroles que tu redécouvres lorsque, sur le chemin de l’appel, tu retournes au premier amour. Ce sont les paroles qui, comme un refrain, accompagnent celui qui dit oui à Dieu par sa vie comme saint Joseph : dans la fidélité de chaque jour.

Cette fidélité est le secret de la joie. Dans la maison de Nazareth, dit un hymne liturgique, il y avait « une joie limpide ». C’était la joie quotidienne et transparente de la simplicité, la joie qu’éprouve celui qui garde ce qui compte : la proximité fidèle à Dieu et au prochain. Comme il serait beau si la même atmosphère simple et radieuse, sobre et pleine d’espérance, imprégnait nos séminaires, nos instituts religieux, nos maisons paroissiales !

C’est la joie que je vous souhaite, frères et sœurs, qui avec générosité avez fait de Dieu le rêve de votre vie, pour le servir dans les frères et dans les sœurs qui vous sont confiés, à travers une fidélité qui est déjà en soi témoignage, à une époque marquée par des choix passagers et des émotions qui disparaissent sans laisser la joie. Que saint Joseph, gardien des vocations, vous accompagne avec un cœur de père !

Rome, Saint Jean de Latran, 19 mars 2021, Fête de Saint Joseph

FRANÇOIS

Quand Il disait à ses ami…

 ( 4ème Dimanche de Pâques – 25 Avril 2021 )

« Moi, je suis le bon pasteur », affirme Jésus. Le mot « bon », d’origine grec, se traduit également par « beau ». Beau et bon pasteur désignent donc la beauté et la bonté du Fils de Dieu.

Qu’il est bon, alors, de se savoir accompagné par Jésus qui nous aime et nous veut du bien pour que nous lui ressemblions ! Qu’il est doux de se savoir aimé ! Qu’il est heureux tout simplement de savoir que jamais le Christ-Jésus ne nous abandonnera ! Nous avons du prix aux yeux de Dieu.

Faut-il encore le reconnaître, l’accepter, se laisser conduire et aimer par ce bon berger. Le Seigneur nous appelle à être ses belles et bonnes brebis, pour tout simplement nous laisser aimer de lui dans son intimité. Disons-lui merci !

Alors, on se laisse faire ? On avance sans peur et en confiance ? Nous qui aspirons à une vie belle et réussie, Jésus nous en donne le secret : se donner. N’est-ce pas le signe de notre vocation ?

Toute vocation, quelle qu’elle soit, implique un engagement personnel pour le bien des autres, autant pour la société que pour l’Eglise – nos communautés. En élargissant aussi notre regard aux « brebis qui ne sont pas de son enclos », Jésus nous invite encore à ne pas nous replier sur nous-mêmes mais à nous ouvrir. Bel appel pour la mission !

Jean-Marc Boissard, prêtre


Veilleurs Solidaires

Je forme le vœu que, dans cette époque que nous traversons et en reconnaissant la dignité de chaque personne humaine, nous puissions tous ensemble faire renaître un désir universel d’humanité. Voici un très beau secret pour rêver et faire de notre vie une belle aventure : personne ne peut affronter la vie de manière isolée…

Nous avons besoin d’une communauté qui nous soutient, qui nous aide et dans laquelle nous nous aidons mutuellement à regarder de l’avant. Comme c’est important de rêver ensemble ! Seul, on risque d’avoir des mirages par lesquels tu vois ce qu’il n’y a pas. Les rêves se construisent ensemble.

Rêvons en tant qu’une seule et même humanité, comme des voyageurs partageant la même chair humaine, comme des enfants de cette même terre qui nous abrite tous, chacun avec la richesse de sa foi ou de ses convictions, chacun avec sa propre voix, tous frères.

Pape François, Fratelli Tutti no 8


Samedi 24 Avril – 17h30 – messe à Querrieu

Dimanche 25 Avril – 10h30 – messes à Corbie et Villers-Bretonneux

Journée Mondiale de prière pour les vocations. Quête supplémentaire pour le service des vocations et la formation des séminaristes du diocèse. (Ils sont deux actuellement)

Prions pour toutes les vocations dont notre diocèse et nos paroisses ont besoin.


Mardi 27 Avril -17h30 – messe à la Chapelle Sainte Colette

Samedi 1er MAI – 17h30 – messe à Villers-Bretonneux

Dimanche 2 MAI – 10h30 – messes à Corbie et Querrieu


Ordination de Mgr Gérard LE STANG –Ascension – Jeudi 13 Mai –15h30 –

En raison des places limitées, à cause des mesures sanitaires, seules les personnes ayant un laissez-passer nominatif, délivré par le diocèse, pourront entrer dans la cathédrale. Par conséquent, la célébration sera retransmise en direct sur KTOTV.com et sur CATHO80.com.

Afin de vivre en communion de prière, les paroisses sont invitées à organiser des lieux de rencontres communautaires, pour permettre aux fidèles de participer.

Dans notre secteur, nous vous proposons de nous retrouver en l’église Saint Jean-Baptiste de Villers-Bretonneux afin de suivre la retransmission sur écran et de vivre ensemble ce temps fort de notre Église Diocésaine. Elle sera animée par Hubert Brandicourt, diacre.


25 Avril – Mémoire de l’ANZAC DAY

Prière pour les morts de la guerre

Seigneur, en ce jour mémoire de l’ANZAC DAY, avec nos frères Australiens, retenus chez eux à l’autre bout du monde en raison du Covid, nous sommes réunis dans cette église, en communion de prière, pour commémorer le souvenir de tous nos frères disparus.

Seigneur, source inépuisable de vie et de paix, accueille dans tes bras miséricordieux les soldats morts durant les guerres qui, ici, ont fait rage sur notre terre picarde et, en particulier, sur celle du Val de Somme. Accorde-leur de jouir de la lumière sans déclin qu’ils ont espérée dans la foi. Et qu’ils reposent près de Toi dans la paix pour l’éternité.

Tu es venu vivre et mourir en ce monde, pour que tout homme ait la vie avec Toi. Ouvre nos cœurs à cette espérance, nous t’en prions, Toi qui es Vivant avec le Père et l’Esprit-Saint, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen

Bénédiction

Dieu Notre Père, nous te rendons grâce et nous te bénissons, par Jésus-Christ, Ton Fils, Notre Seigneur, pour ton œuvre d’amour en ce monde.

Au sein de notre humanité encore désunie et déchirée, meurtrie par tant de conflits, nous savons que Tu ne cesses d’agir et que Tu es à l’origine de tout effort pour la paix. Ton Esprit travaille au cœur des hommes :

permets que les ennemis, enfin se parlent, que les adversaires se tendent la main, et que les peuples, qui s’opposent, acceptent désormais de faire route ensemble.

Oui, c’est à Toi que nous le devons si le désir de s’entendre l’emporte sur la guerre, si la soif de vengeance fait place au pardon et si l’amour triomphe de la haine.

Dieu de l’univers, nous te rendons grâce pour Jésus-Christ, Ton Fils. Il est la Parole qui sauve les hommes. Il est la main que Tu tends aux pécheurs. Il est le chemin par où nous arrive la véritable paix.

Et que la paix du Christ nous accompagne tous, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Amen