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NOUVELLES ADRESSES INTERNET

Pour mieux communiquer avec les paroisses et les prêtres, le diocèse vient d’attribuer de nouvelles adresses mails :

stecolette@diocese-amiens.com

ndesperance@diocese-amiens.com

stmartinhallue@diocese-amiens.com

Toute personne peut donc envoyer un message à ces adresses.

Néanmoins, nos boîtes mail actuelles ne sont pas suspendues et fonctionnent normalement. Pour rappel :

paroisse-sainte-colette-80@wanadoo.fr

pstmartindelhallue@gmail.com

centreparoissial.villers-bretonneux@orange.fr

CORONAVIRUS , de nouvelles mesures de protection jusqu’au 12 octobre

De nouvelles mesures de protection entrent en vigueur. Elles seront réévaluées le 12 octobre prochain

Port du masque

Le port du masque devient obligatoire dans un périmètre de 50 mètres autour des églises et salles paroissiales ainsi que sur les parkings. Le lavage des mains et le port du masque sont obligatoires à l’entrée des offices, pour tous, sauf pour le président de la célébration quand il est seul à la présidence, les lecteurs et l’animateur de chant quand il est au pupitre.

Limitation (jauge) des rassemblements

Toutes les célébrations du culte sont possibles dans le respect des gestes barrières sans limitation de chiffres imposés. Les fêtes familiales, après baptêmes, professions de foi et mariages par exemple., ne peuvent pas rassembler plus de 30 personnes.

Messe de la Saint Firmin dimanche 27 septembre 10h30 à Querrieu

La feuille de messe est ici

Saint Firmin 2020

Dernières informations sur la Saint Firmin 2020 ici

Lourdes en Somme : méditation de Don Edouard

A l’occasion de cette semaine du 15 août nous pouvons lire ou relire les méditations proposées lors de la semaine de Lourdes dans la Somme.

Voici la quatrième et dernière


L’Immaculée Conception

Méditation de Don Edouard.

Je suis « l’Immaculée Conception ».

Qu’est-ce que cela signifie pour moi aujourd’hui ? Je suis » l’Immaculée Conception ».

Est-ce que ça veut dire que Marie est inaccessible, elle a marché sur la terre, sur la pointe des pieds, elle a juste effleuré ou est-ce qu’elle a vraiment vécu ma condition d’homme, ma condition d’humanité comme le Christ l’a vécue. ? D’ailleurs vous savez le Christ, lui qui était de condition divine, ne retint pas, pour lui, cette condition divine, mais il s’est fait obéissant, obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. Il est descendu, il s’est abaissé et après il a été exalté mais il a connu l’obéissance à son père jusqu’à même devenir esclave, il a pris sur lui le péché des hommes.

Et Marie, elle a été humaine, elle qui est « l’Immaculée Conception », elle a participé comme le Christ à l’obéissance à Dieu et elle a pris toute notre humanité dans toutes ses dimensions, elle n’a pas fait semblant d’être une femme pétrie de la terre. On le voit très bien dans sa relation avec son fils, elle, qui a vécu tous les grands mystères de la Foi : l’Incarnation, le Mystère Pascal, la mort et la Résurrection du Christ et puis la Pentecôte. Elle, qui a tout vécu du Mystère du Christ, elle est très proche de nous. Et pour nous, c’est important parce que nous pouvons être disciples de Marie, qui elle-même disciple du Christ qui lui-même obéit à son père.

Vous voyez, on peut rentrer dans ce grand mouvement, une adhésion à la volonté.

Regardons un petit peu plus la Vierge Marie, elle, dont le vieillard Syméon a dit, vous vous souvenez, à la présentation au temple : « Un glaive de douleurs te transpercera le coeur, un glaive de douleurs ! »

Marie, elle a participé vraiment à la souffrance du Christ et à son obéissance.

Je me souviens de cette scène qui m’a beaucoup marquée, de Jésus retrouvé au temple après trois jours. Vous vous souvenez de ce que dit Marie. Elle dit : « Vois, ton père et moi, comme nous étions angoissés en te cherchant ».

Mais Jésus dit : « Mais je dois être aux affaires de mon Père. Ne savez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père ? » Alors il aurait été soumis, obéissant. Mais Marie a reçu cette première humiliation de son fils qui lui dit : « Je ne suis pas seulement à toi, Marie, je ne suis pas seulement à Joseph, mais je suis aux affaires de mon Père ».

Elle l’avait déjà, je pense, pressenti au moment de l’Adoration des Mages, quand ils ont apporté l’or, la myrrhe et l’encens. Elle a déjà senti que son fils ne lui appartenait pas totalement.

Souvenez-vous d’autres scènes, à Cana, le premier signe de Jésus. Quand Marie essaie d’indiquer : « Ils n’ont plus de vin »

« Femme, qu’y a-t-il entre toi et moi »?

Vous croyez que Marie n’a pas reçu cela avec amertume, avec douleur dans sa vie de femme ? Elle a progressé dans la Foi, elle a suivi son fils sur le chemin mais elle a dû accepter aussi ce dépouillement, cette purification de ce qu’elle est dans son humanité, elle qui est une disciple aussi et qui a besoin de vivre le fait d’être émondée, comme la vigne a été émondée , cette parole qui est comme un glaive de douleur, cette parole l’a émondée dans son chemin de foi, de dépouillement, de ce qui était sa volonté propre et elle a dû donner son fils. C’est vraiment un chemin de vie spirituelle, à l’école de celui qui a lui-même appris à faire la volonté du Père. « Femme, qu’y a-t-il entre toi et moi » ?

Alors le Seigneur Jésus fait ce qu’elle a indiqué puisque il va changer l’eau en vin, même elle retient, elle médite toutes ces choses dans son cœur, quand elle a retrouvé son fils à douze ans, quand elle est à Cana, elle médite tous ces événements, ces paroles dans son cœur, mais elle les vit aussi comme une souffrance, un détachement.

Souvenez-vous de cette parole : vous savez : Marie est avec les cousins, on appelle cela les frères de Jésus, les cousins de Jésus, avec sa parenté, et Jésus passe un peu pour un fou. Jésus ne mange pas, il n’avait pas le temps de manger, la nuit, il ne dort pas, il prie, il rassemble des gens autour de lui, il a une réputation qui commence à grandir, et bien Marie vient le chercher : « Ta mère et tes frères sont là-dehors qui cherchent à te parler ».

« Qui sont ma mère et mes frères » ?

Vous entendez, vous, je pense à celles qui m’écoutent et qui sont mères, votre enfant qui vous dit : « Mais qui est ma mère » ?

Ma mère, c’est plutôt celui qui écoute la Parole de Dieu et qui la met en pratique. Quelqu’un lui avait dit : « Heureuse celle qui t’a conçu et qui t’a allaité » ! Et Jésus dit : « Heureux plutôt celui qui écoute la Parole de Dieu ».

Et c’est des petites paroles crucifiantes que Marie a vécues parce qu’elle a été entraînée dans ce grand mouvement d’abaissement que son fils a vécu lui-même, le dépouillement de lui-même pour faire la volonté du Père. IL a appris la volonté du Père.

Pensons aussi à ces saintes femmes qui entouraient Jésus pendant toute sa mission. Vous savez, elles l’aidaient de leurs biens, elles s’occupaient de la vie du groupe, elles s’occupaient de Jésus, peut-être qu’elles s’occupaient de ses vêtements, elles faisaient les courses, peut-être qu’elles prévoyaient un peu les déplacements. C’est un peu le rôle d’une mère, en plus, lui c’est son fils unique, et c’est un fils unique qui n’est pas marié. Et bien Marie apprend aussi le dépouillement de laisser son fils à d’autres femmes qui vont s’occuper de lui. Ce n’est pas si simple, on va mettre des petits détails comme cela, de cette purification, que va vivre la Vierge Marie jusqu’au pied de la croix.

« Voici ton fils ».

D’une certaine manière, je ne suis plus ton fils et au pied de la crois, Jésus dit à Marie : « Voici ton fils » en parlant de Jean, le disciple que Jésus aimait. Encore un signe de dépouillement, d’apprentissage de la volonté. L’agonie que Jésus a connue au Jardin des Oliviers : « Père, que cette coupe s’éloigne loin de moi » !

Est-ce que Marie ne l’a pas connu, elle aussi ce dépouillement progressif, elle qui suivait le Christ mais qui devait s’en détacher ? Elle, qui avait, toute sa place dans le cœur de son fils, mais elle a été un modèle de la Foi, un modèle de l’Espérance, un modèle de la Charité, un modèle de disciple, qui apprend à faire la volonté d’un autre, qui apprend qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir, y compris de la part de son fils, y compris de la part de Dieu.

Donc Marie, vraiment, c’est un modèle de cette parole de Dieu que nous aimons, qui nous purifie, qui nous fait grandir, qui nous dépouille de ce qui fait notre « moi » égocentrique, qui nous ouvre à la volonté de Dieu, qui, nous ouvre à la volonté du Christ

Alors avec Marie, je suis ce chemin de dépouillement, oui elle est « l’Immaculée Conception », mais elle est vraiment humaine, elle est vraiment femme, elle vit une vie spirituelle, elle est guidée, elle est formée par son fils.

Et moi, je veux être formé par Marie ou en Marie, à l’école du Christ, pour être un vrai disciple, pour apprendre aussi le chemin de la croix, le chemin du Mystère Pascal, qui est le seul chemin qui ouvre vraiment le Salut et qui fait que Marie est un témoin pour aujourd’hui.

Marie est un témoin pour aujourd’hui.

 

Lourdes en Somme : méditation de Bertrand Ledieu

A l’occasion de cette semaine du 15 août nous pouvons lire ou relire les méditations proposées lors de la semaine de Lourdes dans la Somme.

Voici la troisième


L’Immaculée Conception

Méditation de Bertrand Ledieu :

Je suis « l’Immaculée Conception ».

Ces mots sont mystérieux tels que Bernadette les reçoit de la Vierge Marie à Lourdes, mais Marie sait parler le langage qui peut rejoindre cette toute jeune fille. Elle ose dire, en patois basque, qu’elle est « l’Immaculée Conception ». Alors la première chose que je retiendrai, c’est que « l’Immaculée Conception », le dogme de l’Immaculée , ce n’est pas ce qui coupe Marie de nous, ce qui sépare Marie de nous, sinon pourquoi se serait-elle intéressée à la plus petite qui était à Lourdes, selon les propos mêmes de Bernadette Soubirous, sinon pourquoi se serait-elle risquée à parler la langue de cette enfant, oser dire des mots de théologien, des mots d’une grande complexité peut-être pour nous, à une toute petite et dans la langue qu’elle sait entendre, qu’elle sait parler et dans laquelle elle osera faire l’annonce de sa rencontre à son curé.

Alors oui « l’Immaculée Conception », ce n’est pas ce qui ferait de Marie une super femme, habitée d’un super pouvoir, celui d’ être à l’abri de tout péché, on dirait un peu vite et un peu mal «  parfaite » donc là encore c’est vrai ce que nous sommes.

Or, le dogme de « l’Immaculée Conception », je ne vais pas l’exposer en quelques mots, mais je retiendrai une intuition toute personnelle pour dire justement que ce dogme ne dit pas que Marie est radicalement différente, autre, loin de nous. Elle serait plutôt cette humanité réconciliée déjà avec Dieu, libérée.

Pour moi, « l’Immaculée Conception » dirait que Marie est la femme parfaitement libre dans toute la vie, libre dans notre histoire. Dieu lui a donné la liberté d’être même préservée du péché, de ce qui nous rend esclave, esclave de nos égoïsmes, esclave de nos peurs, esclave de nos morts, ce qui nous retient, ce qui nous abîme.

Et « l’Immaculée Conception », ce n’est pas exprimé d’une manière claire et sensible, nous est révélé même dans la Parole surtout si on suit les leçons de Saint Luc.

Qu’est-ce que nous dit Luc dans l’Annonciation à la Vierge Marie ?

La liberté pour dire « oui ». Ce « oui », il vient d’elle, il vient de cette liberté que Dieu lui a accordée. Marie n’est pas la petite chose qui obéit à Dieu. Marie n’est pas une espèce de robot programmé par Dieu dès avant sa conception pour être un ventre parfait pour son Fils. Non, Marie est une femme libre et on l’entend depuis un moment dans le chant du Magnificat, dans son chant, une femme libre, pleine de vie, qui choisit librement, sans contrainte. C’est un vrai consentement de dire « oui » au projet de Dieu.

Je suis celle qui dit : Je suis « l’Immaculée Conception », je suis celle qui est libre. Et Marie, du coup, elle est proche de nous, elle nous ouvre un chemin qui dit : « Tu peux être libre, dans le consentement d’amour à Dieu » et elle nous dit en écho à son fils déjà que la vraie liberté, elle se situe dans la manière dont nous aimons, que Dieu nous a fait comme être pour aimer et puis :

Je suis « l’Immaculée Conception », dit la Vierge, c’est peut-être aussi l’invitation pour nous, et c’est un prêtre qui ose le dire, et bien modestement, à regarder aussi toute la dimension de la part féminine de l’Eglise. L’église se dit aussi au féminin. Marie, et le Pape François l’a rappelé, est Mère de l’Eglise. Mère, femme, tout n’est pas dit dans le fait qu’elle est mère, elle est aussi femme. Cette femme, cette jeune femme, pleine de liberté, pleine d’espérance, prête au défi, même si le Magnificat est un texte qui reste, je crois, mystérieusement très subversif.

Alors la démarche de contemplation du mystère de l’Immaculée Conception est peut-être aussi une démarche d’émerveillement devant tout l’engagement féminin de l’église.

Marie et Bernadette sont deux belles images de cet engagement, une invitation aussi, peut-être à plus reprendre au sérieux, la question de la place de nos femmes, de nos sœurs, de nos mères, de nos filles dans l’église et dans le projet de Dieu. Le projet de Dieu n’est pas que l’œuvre d’un Moïse, des prophètes, des rois, mais aussi de tant de femmes que Marie nous invite à redécouvrir, des Ruth,… tant et tant d’autres et même jusqu’à regarder d’une manière réconciliée Eve, qu’on accable un peu bien vite, parce que le fameux péché originel dont Marie est préservée n’est pas que le péché d’Eve, c’est le péché d’Adam et surtout une blessure dont tous les deux sont victimes et toute notre humanité est victime et dont le Christ vient nous guérir, nous rendre la vraie liberté , la liberté pour aimer.

Alors oui, Marie n’est pas celle qui, séparée dans la solution au ciel, celle qui serait trop lointaine, mais celle qui, à l’image de son Fils, veut être la plus proche et nous dit toujours : « Faites tout ce qu’Il vous dira ».

La fête de l’Immaculée Conception » nous dit : « Regarde le Christ, le libérateur de nos vies, regarde-le, pour ce que tu es, la grâce d’être homme ou femme, la grâce d’être enfant devant Dieu, une grâce qui fait de l’homme et de la femme aussi des égaux, une grâce qu’il nous faut toujours retrouver. Dieu a voulu sauver toute l’humanité en plaçant ainsi par les visages et l’unité, le masculin en Jésus et sauver l’humanité aussi dans le consentement du fait humain, mais soyons justes : quand Marie parle, elle ne parle pas que pour les femmes, mais aussi pour elles, mais aussi pour l’humanité, pour chacun d’entre nous.

Alors il y a peut-être aussi ce mystère de réconciliation à contempler dans le monde et dans l’église, sur le rôle de l’homme et de la femme dans le projet de Dieu, des égaux qui construisent l’église, qui font croire au Royaume de Dieu.

Beaucoup de choses se sont dites entre Marie et Bernadette, entre l’Immaculée Conception  et une petite fille d’Eve, des paroles de tendresse, des paroles de réconciliation, des paroles d’espérance.

Après cette année compliquée, entendre Marie dire : Je suis l’Immaculée Conception, c’est aussi dire : Dieu est le libérateur de nos confinements, le libérateur de nos angoisses, celles des malades, celles des plus fragiles, celles de tous ceux qui ne seront jamais forts.

C’est dans l’amour que Dieu nous offre en Jésus, cet amour qu’elle consent pleinement, la Vierge Marie.

Lourdes en Somme : méditation de Monseigneur Leborgne

A l’occasion de cette semaine du 15 août nous pouvons lire ou relire les méditations proposées lors de la semaine de Lourdes dans la Somme.

Voici la seconde


L’Immaculée Conception

Méditation de Monseigneur Leborgne.

L’Immaculée Conception, l’expression peut paraître étrange aujourd’hui. Certains y tiennent plus que tout, et d’autres sont un peu effrayés.

Je me souviens de cette femme qui me disait : « Mais Père, le péché de chair n’est permis que dans le mariage ». Je lui ai fait répéter pour être sûr d’avoir bien entendu ce qu’elle disait. Elle pensait donc que la sexualité était toujours mauvaise et éventuellement permise dans le mariage.

L’Immaculée Conception, la conception, l’Immaculée, la pureté, comme si l’église avait peur de la sexualité. Le dogme de l’Immaculée Conception renvoie à toute autre chose.

Marie est née de Joachim et Anne. Ils ont dû s’aimer d’une manière que je ne connais pas, il y a toujours des dimensions culturelles dans l’amour. Mais ça a dû être une très belle histoire d’amour. En tous les cas Marie est née du don de Joachim et Anne qui est passée par le don des corps, il n’y a aucun doute là-dessus que c’était une très bonne chose.

Mais l’Immaculée Conception, renvoie à toute autre chose

Que soy era immaculada councepciou.

Je ne suis pas sûr de parler très bien le patois bigourdan, mais Marie le parlait nettement mieux quand elle s’est adressée à Bernadette lors des apparitions.

Je suis l’Immaculée Conception, le dogme est défini quatre ans auparavant. Bernadette, nous le savons, ne peut pas le connaître et ne sait pas ce que cela veut dire. Elle entend ces mots qu’elle va aller répéter au curé de Lourdes qui va du coup basculer. Il était très réservé par rapport à ce que disait Bernadette, il va devenir son premier soutien.

Que soy era immaculada councepciou, je suis l’Immaculée Conception.

Pour comprendre ce dogme, c’est-à-dire cette vérité de Foi qui ouvre sur la plénitude du Mystère de Dieu : un dogme n’a pas été défini par le Pape tout seul dans sa bulle. Il a consulté tous les évêques du monde, et il reprend une tradition très ancienne dans l’église et donc le dogme de l’Immaculée Conception peut être compris dans le fait qu’il a été confirmé par Marie auprès de Bernadette, une petite, une pauvre, la pauvre de Lourdes. Dans le Mystère, la réalité, le dogme de l’Immaculée Conception, ce qui est désigné, c’est un mystère d’humilité, c’est-à-dire, non pas d’écrasement mais de réceptivité, d’ouverture, de disponibilité.

Marie, depuis sa conception, depuis qu’elle a été conçue dans l’amour de Joachim et Anne par une grâce spécifique de Dieu anticipée de la Résurrection, a été pleinement disponible au don de Dieu. Cette vie est tellement disponible, totalement disponible. L’écriture en a une trace : Elle est comblée de grâce. La plénitude, elle en est comblée, il n’y a pas une place en Marie pour autre chose que la grâce mais le fait qu’elle y soit complètement disponible lui fait dire un « oui » total à Dieu et lui fait devenir une femme d’une liberté, d’une audace incroyable, au point qu’elle ne sera pas surprise quand Dieu s’adressera à elle. Étonnant l’ange s’adresse à elle à l’Annonciation.

Qui d’entre nous a l’habitude de voir un ange ? Elle, elle n’est pas surprise. Elle est surprise par l’annonce mais pas par la rencontre de l’ange et elle ne met pas en doute, elle fait confiance. Elle n’est pas idiote. Elle interroge.

Comment cela va-t-il se faire ? Elle a confiance et elle a envie de comprendre pour aller plus loin. Elle est pleinement disponible au don de Dieu. Sa vie est depuis le commencement un « oui » qui s’épanouit de « oui » en « oui » et qui, ce faisant, en fait une femme profondément libre qui peut choisir Dieu, et tellement libre qu’elle en devient audacieuse et qu’elle nous donne le Christ.

Je suis l’Immaculée Conception, c’est un appel pour chacun d’entre nous. Marie, lui demander la grâce de cette humilité, c’est-à-dire de ce décentrement de nous-mêmes, non pas pour nier ce que nous portons comme promesse mais au contraire pour que notre vie devenant un « oui » total à Dieu puisse épanouir tout ce que Dieu y a mis, comme promesse, comme chemin, comme espérance.

Je suis l’ Immaculée Conception ne fait pas de Marie une extraterrestre, elle est la première en chemin, celle qui nous entraîne dans son humanité pour dire un « oui » total et définitif à Dieu, celle qui nous dit, que dans notre humanité, ce « oui » est possible et qu’il apporte la joie, qu’il est le chemin de la Vie Eternelle.

Je suis l’Immaculée Conception.

Que le Seigneur par Marie vous bénisse, soit votre force et votre joie.

N’ayez pas peur avec Marie de dire « oui ». Vous ne serez jamais déçus.

 

Lourdes en Somme : méditation du père André

A l’occasion de cette semaine du 15 août nous pouvons lire ou relire les méditations proposées lors de la semaine de Lourdes dans la Somme.

Voici la première.


« Je suis l’Immaculée Conception »

7Juillet 2020 : Abbé André.

« Je suis l’Immaculée Conception » :

C’est la réponse que Marie a donnée à Bernadette qui lui avait demandé de lui dire son nom. C’était le 25 mars 1858. Quand Bernadette lui demanda par quatre fois son nom avant que la dame lui réponde : « Je suis l’Immaculée Conception ». Pour ne pas l’oublier, Bernadette, toute joyeuse, le répète en courant.  « Je suis l’Immaculée Conception », « Je suis l’Immaculée Conception ».

Pour Bernadette,   l’Immaculée Conception, c’est :

  • la dame qui lui a souri,
  • c’est la dame qui l’a regardée comme une personne parle à une personne.
  • C’est la dame qui lui a appris à bien faire le signe de la croix.
  • C’est la dame qui lui donne rendez-vous et qu’elle a le plaisir d’aller rencontrer.
  • C’est la dame qui lui fait découvrir qu’elle existe au cœur de Dieu.

Pour Bernadette, l’honneur qu’elle vient de recevoir la renvoie directement à une personne qu’elle aime et dont elle se sent aimer. Il s’agit donc de la relation qu’elle a avec cette dame et cela ne repose pas sur la compréhension qu’elle pourrait en avoir mais bien sur la joie que son Nom lui procure et dont elle rayonne.

Chers amis, l’Immaculée Conception, pour Bernadette, c’est une personne, pour nous aussi, c’est une personne, c’est notre maman, l’Immaculée Conception, c’est-à-dire Marie, préservée du péché originel par une grâce spéciale.

Le Seigneur, pour venir chez nous, s’est choisi une demeure digne de son Fils. Marie est la toute belle qui a répondu « oui » à l’appel inouï de Dieu. « Je suis la servante du Seigneur, que tout m’advienne selon Ta Parole ».

En répondant « oui », Marie encourage, nous aussi à dire « oui ». C’est la réponse à l’appel qui libère.

Je m’en souviens quand j’étais jeune, à la fin de l’Angélus, nous disions : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ».

Aussi cette prière que j’ai récitée depuis longtemps, quelle est celle-ci qui s’avance comme l’aurore, belle comme la lune, éclatante comme le soleil, terrible comme une armée rangée en bataille. .

Marie, elle mène le combat contre le péché, contre la peur, contre la tiédeur de la foi, contre le relativisme.

Marie, notre Mère, elle est toujours avec nous, l’Immaculée Conception, pour que nous puissions guérir du péché.

Nous pouvons lui confier nos soucis, nos vies de famille, notre travail, nos relations humaines, la paix dans le monde.

Marie, le Seigneur, lui, a fait des merveilles. Il nous fait des merveilles à travers elle.

Nous pouvons donc chanter avec elle :

«  Le Seigneur a fait pour moi des merveilles,

Il libère son peuple à tout jamais.

Que bondisse mon cœur plein de joie.

Et qu’il chante le Seigneur ».

Monseigneur Jacques Noyer : quelques photos

Nous avons retrouvé avec plaisir quelques photos de Monseigneur Jacques Noyer que beaucoup d’entre nous ont connu.

En juillet 2001, lors du pèlerinage diocésain à Lourdes

 

Le 14 décembre 2002, à l’église de La Neuville, pour l’appel de Hubert Brandicourt au diaconat permanent

 

le 8 mai 2003, lors de la messe et de la réception en l’honneur de son pontificat

Nominations dans le diocèse

Mgr Olivier Leborgne a procédé à diverses nominations dans le diocèse.

Le détail est ici