Archives de Catégorie: activités paroissiales

Approfondir la parole de Dieu

Pour tous ceux et celles qui désirent approfondir, partager et prier à partir des textes de la parole de Dieu du dimanche, nous vous proposons de nous rencontrer le premier mercredi du mois à 18h30.

église de Querrieu le 7 octobre 2020

salle paroissiale de Villers Bretonneux le 4 novembre et le 2 décembre

Dieu embauche…

C’est toujours au moyen d’images que Jésus nous parle du Royaume des Cieux. Un maître embauche des ouvriers à sa vigne. Aucune compétence n’est requise… pas de CV à fournir ! D’un commun accord, chacun recevra selon ce qui est promis. Tous les demandeurs seront sur un pied d’égalité.

Et pourtant, lorsque vient le moment de la paie, la plupart des ouvriers sont déçus. Quel est ce maître qui donne, à ceux qui n’ont travaillé qu’une heure, autant qu’à ceux qui sont là depuis le matin ?

La logique de Dieu nous déconcerte. Elle n’est pas la nôtre. Dieu serait-Il injuste ? Non, Il tient parole. Ses vues ne sont pas les nôtres. Pour Lui, comme pour le maître de l’Evangile, les personnes priment sur la rentabilité et ne sont pas au service de celle-ci. Image du Royaume des cieux où la foi ne se mesure pas au nombre d’heures ni à celui des années. Cette foi est une réponse à un appel que l’on reçoit. Dieu n’est pas calculateur. Il est maître du temps et de l’appel. Son amour est le même pour tous. Réjouissons-nous de Sa justice et de Sa grande générosité qui se déploient abondamment.

Alors, quels renversements de valeur serait-il bon d’accueillir ? Suis-je, moi aussi, conscient, heureux d’être envoyé à la vigne du Seigneur ?

 Jean-Marc Boissard, prêtre

 

 

La vie est trop courte : redécouvrons l’indulgence

La vie est trop courte : redécouvrons l’indulgence

« Rancune et colère, voilà des choses abominables où l’homme pécheur est passé maître » (Ben Sira le Sage)

St Paul nous dit que la seule manière d’arrêter le mal, c’est de le désarmer : « Ne vous laissez pas vaincre par le mal, mais rendez-vous vainqueurs du mal par le bien » (Romains 12,21)

Si l’on reste sur ses positions et dans la spirale de la violence, l’exigence évangélique nous semblera impossible. L’amour, que nous sommes invités à vivre, nous pousse à ne pas retenir ce que l’autre a pu faire pour nous blesser, mais à toujours voir le bien, le bon, dans le présent, pour l’avenir. Cela est très exigeant, mais c’est le message d’amour et de pardon du Christ que nous recevons en ce dimanche. Le « Seigneur est tendresse et pitié. Il n’agit pas envers nous selon nos fautes. Il pardonne et ne nous rend pas selon nos offenses », chante le psalmiste.

Ai-je des dettes à remettre ? des pardons à donner, à redonner ?

« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » « Luc 6,36 »

Avec la grâce de Dieu, tout est possible. Demandons-la.

 

 Jean-Marc Boissard, prêtre

 

 

Oser parler vrai !

Oser parler vrai !

L’Evangile de ce dimanche est tiré d’un ensemble de « consignes » que Jésus adresse à la communauté des disciples, elle qui forme l’Eglise, telle que Dieu l’aime et la désire.

L’Eglise, comme tout groupe humain, comprend des hommes et des femmes fragiles, « pas meilleurs que les autres », comme on dit souvent. Jésus nous appelle donc à vivre dans des rapports fraternels. L’Eglise que Jésus décrit, c’est un groupe où l’on se parle, où l’on s’exprime et où l’on se sent responsable de ses frères.

Si nous avons des reproches à nous faire, c’est dans le dialogue qu’il faut le faire, en vue de garder l’unité. L’Eglise est lieu et lien de miséricorde. Dans nos efforts de réconciliation, croyons à la force de la prière, à cette présence cachée du Christ ressuscité : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, Je suis là, au milieu d’eux », dit le Seigneur.

 Jean-Marc Boissard, prêtre

 

 

Comportez-vous en chrétien : s’ajuster aux pensées de Dieu

Comportez-vous en chrétien : s’ajuster aux pensées de Dieu

Comme le prophète Jérémie et comme les apôtres Pierre et Paul ainsi que chaque croyant, nous sommes saisis par cet appel : « Mon âme a soif de toi, Seigneur mon Dieu ! » (Ps 62)

S’ajuster aux pensées de Dieu, chercher à accueillir chaque jour la volonté du Seigneur, telle est cette demande pressante de Jésus à ceux qui le suivent. Jésus, en homme libre et lucide, entrevoit sa passion et sa mort prochaine, annonce qu’Il va « souffrir beaucoup » par amour pour nous.

Mais Pierre, avec son bon sens ne comprend pas. Il réagit vivement. Alors le Christ-Jésus s’oppose à lui violemment. IL renverse les perspectives pour nous faire entrer dans celles de Dieu qui ne sont pas les nôtres et nous adresse cette parole : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive… »

Porter sa croix dans la vie quotidienne, c’est agir par amour des autres comme Jésus, leur donner priorité, accueillir la vie telle qu’elle se présente à nous. Cela demande des efforts, de la patience et de l’écoute intérieure …pour discerner. Sans nul doute, à certains jours, il nous faut prier devant la croix.

 Jean-Marc Boissard, prêtre

 

 

Question pour un champion

Question pour un champion

Si nous devions décrire Jésus, à quelqu’un qui n’en a jamais entendu parler, que lui dirions-nous ?

C’est près de la source du Jourdain et devant le sanctuaire dédié au dieu hindou Paon (symbole de résurrection et d’éternité), que le Christ-Jésus interroge ses disciples : « Pour vous, qui suis-je ? »

Il y aurait mille et une façons de définir Jésus. Mais l’apôtre Simon n’a pas besoin d’un long discours pour affirmer, de façon spontanée, sa foi : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». En admiration devant cette réponse, Jésus rend témoignage au Père de lui avoir donné la lumière de la foi. Comparé à un roc, Simon reçoit la mission de devenir la pierre de construction de l’Eglise parce qu’il croit.

Jésus bâtit… Il commence avec Simon-Pierre, cet homme humble, à la foi solide, à qui Il confie la tâche de guider l’humanité à entrer dans le dessein d’amour de Dieu. Quel projet magnifique !

Et moi, qu’aurais-je envie de répondre au Seigneur ? Quels mots vais-je employer ? Réfléchissons-y, car notre réponse nous engage, nous lie, nous relie au Christ et à son Eglise ou nous en délie. Certes, l’Eglise peut nous blesser et nous décevoir. Elle ne sera jamais idéale parce que faite d’hommes et de femmes imparfaits, pêcheurs, mais elle repose sur le Christ Tête, frère et Sauveur, pierre angulaire de la Bonne Nouvelle de l’Evangile. On ne peut donc prétendre aller à Dieu en refusant l’Eglise.

 Jean-Marc Boissard, prêtre

 

 

Dieu, anti raciste

Dieu, anti raciste

En se rendant au Liban, à Tyr et à Sidon, Jésus sait qu’il va rencontrer des gens différents, encore jamais côtoyés. Les juifs, en effet, n’aiment pas les Cananéens qu’ils traitent de « chiens ». C’est dans cette ambiance et ces connotations racistes qu’Il rencontre, de façon inattendue, une femme du pays.

Voici que cette femme vient troubler, par ses propos tenaces, la route de Jésus et de ses disciples. Elle lui demande avec force de guérir sa fille : « Prends pitié de moi, Seigneur, viens à mon secours ! » Devant l’attitude muette et fermée de Jésus, elle ne lâche rien. Au contraire, elle le supplie de tout son être. Et puis soudain, dans un retournement imprévu, Jésus l’exauce en émerveillement de sa foi. « Femme, ta foi est grande ! »

Dans cet Evangile, toutes les frontières sont franchies. Jésus n’est pas dans son pays et les conventions sont bousculées : une femme, une païenne lui adresse la parole. Jésus se laisse déranger et interpeller après l’avoir initialement rabrouée.

Jésus opère donc une révolution. Dieu nous est révélé comme le « tout autre ». Son amour « sauveur » est pour tous les hommes. Sa maison est pour tous les peuples (Isaïe). Quant à nous, quelle(s) grâce(s) avons-nous à demander au Seigneur, quel (s) pas avons-nous à franchir ?

 Jean-Marc Boissard, prêtre

 

 

Avec Marie, oser l’action de grâce

Avec Marie, oser l’action de grâce

La femme est porteuse de vie, « porteuse de la vie de Dieu », nous dit la Bible. Elle est cette figure offerte, ce beau et grand cadeau de Dieu qui se réalise avec Marie, annoncée dans l’Apocalypse de Saint Jean.

Assomptée, c’est à dire, élevée corps et âme dans la Gloire du ciel, près du Père, nous la vénérons et nous la prions en cette fête de l’Assomption.

En faisant irruption dans la vie d’une jeune femme de Galilée, Dieu s’est fait proche, se révélant « Dieu avec nous », et même « Dieu en nous ». C’est donc Lui, le trésor caché qui se révèle par son incarnation. La Vierge Marie enfante pour l’humanité le messager de la Bonne Nouvelle. C’est en Lui et par Lui, Christ-Jésus, Dieu fait homme, que nous recevons le souffle de la vie divine. Il est notre Berger, notre Salut, notre bonheur et notre solide espérance contre les forces contraires, celles du mal et des puissances de mort. La vie de Dieu en nous est plus forte que tout (St Paul).

Marie en est consciente : « Le Puissant fit pour moi des merveilles, Saint est son nom ! » Par sa prière du Magnificat, elle rend grâce à Dieu pour l’intervention qu’Il fit dans sa propre vie. Avec elle, osons rendre grâce, à notre tour, de tout ce que Dieu fait de beau et de grand dans nos vies.

 Jean-Marc Boissard, prêtre

 

 

Rappel : veillée et procession mariales le 14 août à 20h30 à Vaire sous Corbie

Nous serons tous heureux de manifester notre attachement à Marie en participant à la veillée et à la procession mariale le 14 août à 20h30 à l’église de Vaire sous Corbie.

Feuille de messe du 9 août 2020 à Corbie

Dans la rubrique feuilles paroissiales vous trouverez la feuille de messe du 9 août 2020 à Corbie, avec le mot de l’abbé, l’agenda et des commentaires des textes.