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Ascension du Seigneur, nouveau départ…

Un acte de foi nous est demandé, celui de croire en la vie qui ne se limite pas à ce que nous en voyons « ici-bas ». Jésus est parti vers le ciel, auprès de son Père. Il nous laisse alors maître de notre destin ainsi que de celui de l’Eglise. Notre mission est claire : porter son message d’amour, d’espérance et de paix – cette joie de l’Evangile – à ce monde qui est le nôtre. Saurons-nous relever le défi ?

« Allez, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » nous dit-il. C’est un signe de bien, de bonté, de confiance et de force qu’Il nous témoigne. Dans les épreuves que nous traversons, le Seigneur ne nous laisse pas seul pour les surmonter. Certes, nous ne pouvons pas Le voir, mais Il est à nos côtés par la présence de son Esprit. Il veille sur nous, de « là-haut, en « compagnonnage » bienveillant. Rendons-Lui grâce.

Puisons donc dans la prière et la Parole, l’audace, le courage et l’espérance auprès de Dieu pour nous relever, mais aussi auprès des frères que sont notre famille, auprès des proches et des amis afin d’y trouver réconfort, vie fraternelle et chemins d’avenir. Bonne fête de l’Ascension !

Jean-Marc Boissard, prêtre

Cocorico…

Des travaux ont eu lieu sur le clocher de l’église de Méricourt-l’Abbé. Inattendu du déconfinement de cette semaine : bénédiction du coq afin qu’il veille sur la cité et tous ses habitants. Émerveillement d’une cérémonie simple et émouvante en ce temps de crise, car le coq toujours affronté au vent, nous invite à être forts, à lutter contre les vents contraires et donc à orienter notre vie vers le bien du vivre ensemble et celui de la fraternité. Il nous amène aussi à lever le nez, à regarder l’horizon, là où le soleil se lève chaque matin. Le temps de l’espérance revient.

La substantifique moelle de la Parole de Dieu en ce 6ème dimanche du temps pascal c’est de « rendre compte de l’espérance qui est en nous et d’en témoigner ». Rendre compte de l’amour de Dieu dans ce qui nous fait vivre et nous anime profondément, ce n’est pas rien !

Chaque jour, le coq chante, signe d’un jour nouveau. A la cime de nos églises, il annonce la résurrection du Seigneur : « Regardez-moi vivant, croyez-en moi, vivez en ma présence. Celui qui m’aime sera aimé de mon Père. Moi aussi, je l’aimerai et je me manifesterai à lui. Je serai toujours avec vous par mon esprit ». Parole du Seigneur. Rendons grâce à Dieu ! Bon dimanche à tous.

Jean-Marc Boissard, prêtre

Horizons nouveaux

Nous entrons dans un déconfinement progressif avec l’espoir de jours meilleurs. Dans l’évangile de ce 5ème dimanche de Pâques, Jésus prend soin de rassurer ses disciples devant leurs doutes, leurs hésitations et leurs questions. « Je suis le chemin, la vérité et la vie, personne ne va vers le Père sans passer par moi. Croyez aux œuvres que je continue de faire en vous et par vous ». Le Christ-Jésus est bien cette joyeuse lumière, cette splendeur éternelle du Père, cette pierre angulaire de notre foi que nous vénérons et prions. Jésus est « chemin », c’est-à-dire qu’Il se révèle à nous comme un bon berger, un guide en qui on a toute confiance. Comme sur le chemin d’Emmaüs, Il est pour nous un compagnon de route, un confident et un ami. Il est « vérité », car personne n’a jamais entendu de mensonge de sa bouche. Il est « vie », parce qu’II nous ouvre la porte de l’éternité dans la maison du Père. De plus, Il nous rend coopérateur de sa grâce dans nos paroles, dans nos actes et nos gestes créatifs envers autrui.
En ce mois de mai, la Vierge Marie nous invite à chanter avec elle son Magnificat : « Le Seigneur fit pour moi des merveilles, Saint est son nom ! ». Prenons appui sur elle. Prions-la avec notre chapelet, pour que viennent des horizons nouveaux de confiance, d’espérance et de paix, pour notre monde, pour l’Église, pour le soutien de chacun, pour les malades, les soignants ainsi que pour toutes les victimes des violences.

Jean-Marc Boissard, prêtre

 

Laissons-nous aimer par le Christ

Nous connaissons tous ce dicton : « En mai, fais ce qu’il te plaît » … Et voilà que nous sommes en quarantaine, dans l’attente d’une sortie qui dépend « du rouge ou du vert ». Le confinement nous fait vivre une solitude certaine qui nous sépare des autres et de la vie du monde, avec cette frustration de ne plus nous retrouver pour prier ensemble chaque dimanche. Cette situation nous fait prendre conscience de notre condition humaine, de nos fragilités et nous invite à retrouver l’essentiel. Tirons donc profit de ce moment pour nous interroger sur le sens des évènements tragiques que nous vivons afin d’apprécier la vie « autrement ».

L’Evangile de ce dimanche nous invite à nous laisser aimer et porter par le Christ, l’unique Berger, le Bon Pasteur. « Je suis venu pour que les hommes aient la vie, la vie en abondance. Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent » nous dit-Il ! Goûtons, savourons, ruminons ces paroles de tendresse du Christ-Jésus afin qu’elles résonnent pour nous, pour moi aujourd’hui. Allons-nous L’entendre, Lui qui est la porte de l’espérance et de la vie en abondance ? Chassons nos peurs, Dieu ne veut pas le malheur des hommes.

Jean-Marc Boissard, prêtre

 

La route est longue…

La route est longue…

 

Nous sommes tous dans l’attente impatiente du déconfinement. Le temps passe, chacun porte ses questions. Que sera demain, pour nos enfants… l’école, le travail, les fins de mois, la santé et celle de la planète ? Les masques arrivent… Mais avant tout, gardons le moral, le sourire et la bonne humeur. C’est tellement vital de ne pas vivre repliés sur nous-mêmes mais de vivre reliés dans l’ouverture aux autres, à la nature et à la vie du monde qui nous entoure.

Et Dieu dans tout ça, me direz-vous ?

L’Evangile de ce dimanche nous conduit à croire en Jésus vivant, ressuscité, marchant avec nous. Oui, avec nous ! Sur la route qui conduit au village d’Emmaüs, Jésus vient chasser les peurs de ses disciples et leur rendre la vue. Demandons-Lui dans la prière, humblement, de venir éclairer notre intelligence, notre foi et de libérer la parole afin de créer du neuf. Bonne route à chacun !

Jean-Marc Boissard, prêtre