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Cap sur Noël, avec Marie, accueillir l’inattendu

Dimanche 20 décembre 2020

Bonne nouvelle, il arrive ! Nous sommes à quelques jours de Noël, une naissance pleine d’espérance. Partageons la nouvelle !

Marie, Maison de Dieu ! En effet, Dieu a rendu visite par surprise à une jeune fille, alors inconnue, vivant à Nazareth en Galilée. Par la parole de l’ange, et avec son acceptation, l’Esprit-Saint vient habiter son corps pour enfanter le Fils du Très-Haut, attendu depuis des siècles.

En ce 4ème dimanche de l’Avent, Jésus est présenté comme celui qui accomplit la promesse de Dieu. (1ère lecture). Le roi David avait un projet, celui de construire un temple, c’est-à-dire une maison pour Dieu. Or, c’est l’inverse qui se produit. Dieu lui promet de construire sa maison en lui donnant une descendance qui régnera pour toujours.

La foi profonde et personnelle de Marie, croyante avec son peuple, est admirable car elle est capable de dire oui à un appel de Dieu totalement imprévu, risquant le qu’en-dira-t-on et la lapidation, elle qui est fiancée, promise à un homme de la maison de David, appelé Joseph.

« Comblée de grâce ». Suis-je, comme elle, en cette disposition de serviteur ou de servante du Seigneur ?

Jean-Marc Boissard, prêtre

————————————–VEILLEURS SOLIDAIRES—————————————

En cette année de crise sanitaire, les retrouvailles de Noël auront un sens tout particulier. Nous serons, en effet, tiraillés entre le besoin de retrouver des relations chaleureuses et la volonté de protéger les autres.

N’ayons pas peur de venir en famille aux célébrations de Noël, avec nos masques. Elles seront simples, dépouillées, mais notre prière sera celle d’apporter de l’amour et de la chaleur humaine.

MESSES DE NOËL :

Jeudi 24 décembre : 17h30 Corbie – 18h30 Querrieu et Villers-Bretonneux

Vendredi 25 décembre : 10h30 Bonnay (une seule messe)

NOËL dans nos villages :

Ribemont-sur-Ancre : crèche illuminée sur la place de la Mairie

FÊTE de la SAINTE FAMILLE : Messes

Samedi 26 décembre : 18h00 Querrieu

Dimanche 27 décembre : 10h30 Fouilloy et Villers-Bretonneux

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Les anges de la Bible : l’Archange GABRIEL ( Evangile de St Luc 1,19 )

Gabriel est le messager des bonnes nouvelles. Il annonce à Zacharie la naissance de Jean Baptiste, à Marie qu’elle a été choisie pour mettre au monde le Messie. Gabriel signifie : « Dieu est ma force ». Marie, n’est-elle pas invitée à accueillir sa mission en s’appuyant sur la force de Dieu ?

Approchons-nous du Seigneur dans la joie

Le troisième dimanche de l’Avent se nomme « Gaudete », dimanche de la joie. La joie, car Noël est tout proche. Dans ce temps de préparatifs, posons-nous, repérons ce qui nous met dans la joie… Ouvrir chaque jour une fenêtre du calendrier de l’Avent, allumer une bougie, préparer la crèche, offrir au Seigneur sa journée, fleurir sa maison, penser aux autres, aux petits cadeaux à faire qui feront plaisir et à bien d’autres choses…

La vie en rose n’existe pas. Ce qui comptera pour cette semaine sera cette joie de croire, comme le propose Jean, le Baptiste, qui a reçu cette mission de « rendre témoignage à la Lumière, à Celui que nous ne connaissons pas assez, le Christ ». Il vient au milieu de nous… Y croyons-nous vraiment ?

C’est cette joie qui rayonne de la prière de la Vierge Marie : « Mon âme exalte le Seigneur, le Puissant fit pour moi des merveilles, Saint est son nom… » Qu’il est bon de se rappeler que l’on est aimé de Dieu, qu’il est bon de lui rendre grâce en toute circonstance !                        

 Jean-Marc Boissard, prêtre

Allons au-devant du Seigneur qui vient

Avent, ce mot qui s’écrit avec un « e » et non avec un « a », nous projette vers le temps de l’avènement du Christ… C’est le sens liturgique de ce deuxième dimanche. Isaïe est le prophète de cette annonce : « Consolez, consolez mon peuple, voici votre Dieu. »

Dans l’Évangile, un fleuve d’eau vive coule. Jean Baptiste, prophète d’espérance, crie dans le désert : « Le Seigneur vient, préparez son chemin… Convertissez-vous pour le pardon de vos péchés. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau, Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. ». C’est une bonne nouvelle pour tous ! Allons-nous l’entendre ? Quel désir de changement, de conversion m’habite ?

Jésus est pour Marc, l’« Évangile », le messager de la Bonne Nouvelle de Dieu. Il est appelé « Christ, Fils de DIEU », c’est-à-dire celui qui fait advenir le règne divin sur terre. C’est un nouveau commencement. Lui seul est Sauveur car Il nous plonge dans l’amour du Père. C’est Lui désormais qu’il faut suivre, Il est le chemin de vie…

 Jean-Marc Boissard, prêtre

Bonjour, l’AVENT !

Nous savons que le mot « avent » est de la même famille que le mot « avenir ». Avec le temps liturgique de l’AVENT s’ouvrent donc des jours nouveaux. Venu un jour du temps, le Christ Jésus, l’Emmanuel, est là aujourd’hui pour nous et pour le monde. Inutile de chercher la date de son retour, il nous faut simplement veiller et prier dans la confiance. Ouvrons notre cœur à sa Lumière !

« Je le dis à tous, veillez ! » nous dit Jésus en ce premier dimanche de l’Avent.

Soyons dans la joie d’être appelés par le Seigneur afin d’être des veilleurs solidaires. Veiller sur les autres, son conjoint, ses enfants, sa famille, ses proches, ses amis, ses collègues, son entourage, sa paroisse, tous appelés à se donner du bonheur les uns aux autres.

Rompre l’isolement dans le contexte actuel de nos relations distanciées, avoir le souci de ceux qui sont dans la détresse et le besoin quand frappe la crise économique et sanitaire, répondre à ces appels nous tient en éveil.

Finalement, l’Avent est le temps de l’espérance ! Temps de l’attention, temps du courage, temps de l’action, temps de la foi pour renaître aux appels de Dieu. Que la prière quotidienne de chacun nous soutienne et nous aide à nous porter les uns les autres, en communion avec tous les souffrants, en cette période de pandémie, et avec tous ceux qui font advenir un monde nouveau de fraternité.

 Jean-Marc Boissard, prêtre

Ces petits qui sont mes frères

En cette fête du Christ, Roi de l’univers, l’Eglise oriente notre regard vers le Christ-Jésus, humble serviteur des hommes, et vers Dieu s’incarnant dans la figure pastorale du berger prenant soin de ses brebis, les séparant des boucs.

La première lecture et le psaume nous disent tout ce que le Seigneur fait pour prendre soin de nous. Dieu nous aime et nous le montre : « C’est moi qui fais paître mon troupeau…La brebis perdue, je la chercherai…La brebis qui est malade, je lui rendrai des forces… »

Dans un monde super connecté, on ne peut ignorer la maladie, la faim, la nudité, la condition d’être étranger, d’être prisonnier, impossible d’ignorer ces souffrances…

Aimer Dieu, c’est aimer l’homme, c’est inséparable. Jésus nous demande donc d’avoir la même attitude que Lui envers notre prochain. Cela est très exigeant et nous engage profondément. Reconnaissons humblement nos faiblesses et notre condition pécheresse car il est aisé de passer à côté de l’autre sans le voir ni l’entendre. Mais heureux sommes-nous quand nous donnons du bonheur. Nos actes ont poids d’éternité ! Que l’Esprit-Saint nous donne la grâce de rencontrer Jésus vivant dans le visage de nos frères!

Jésus nous rejoint dans le plus concret de nos vies. « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume… »

 Jean-Marc Boissard, prêtre

Vivre dans la confiance

En cette année de pandémie, le temps qui passe nous pèse et peut nous sembler bien long, bien triste…

Mais…

Un nouveau président des USA soulève l’enthousiasme populaire dans son pays et dans le monde. Notre nation vient de rendre un hommage vibrant à nos frères de Nice, victimes de la barbarie ainsi qu’à ceux de « 14-18 », héros de la patrie. Nos cimetières fleuris, en ce mois de novembre, honorent également la mémoire de nos chers disparus. J’ose emprunter au Général de Gaulle sa profession de foi : « La vie, depuis qu’elle parut sur terre, livre un combat qu’elle n’a jamais perdu ». Mais aussi à Maurice Genevoix, cette parole bienveillante : « Voici le moment où il faut que les vivants se retrouvent ! »  

Ce dimanche, la Parole de Dieu nous invite à ne pas faiblir et à ne pas gâcher nos capacités, telle cette femme qui, dans son travail, se donne et force l’admiration de tous. (Livre des Proverbes).

La parabole des talents révèle la confiance que Dieu met en l’homme, chargé de faire fructifier sa vie pour le bien d’autrui et celui de la création. « Ne restez pas endormis, soyez vigilants… » (St Paul dans la deuxième lecture). Oui, Dieu a mis en nous des talents à développer dans un esprit de responsabilité et d’audace, pour entreprendre…

On comprend alors qu’il s’agit d’oser, de prendre des risques, de faire fructifier cet amour de Dieu qui n’est pas fait pour être enfoui ni emprisonné dans des mots et des formules.

Non à la passivité, oui à l’action ! Tel est le message que nous adresse la Secours Catholique en cette journée mondiale de solidarité avec les plus démunis, ceux qui vivent dans la misère et la pauvreté !

 Jean-Marc Boissard, prêtre

Une invitation à la rencontre

Lors d’un mariage, nos regards se portent sur les époux qui scellent entre eux une alliance éternelle. Image forte de celle de Dieu qui scelle alliance avec son peuple pour toujours. Dans l’évangile de ce dimanche, il n’est question que de l’époux qui vient. Rien n’est dit sur son épouse. Cela ressemble étrangement à l’évangile des noces de Cana. Où se cache donc l’épouse ?

Dix demoiselles d’honneur attendent la venue de l’époux qui tarde. Pourquoi tarde-t-il ? Cherche-t-il son épouse ? Autant de questions sans réponses. Nous sommes renvoyés à nous-mêmes pour en trouver la clé…

Et si Jésus nous disait simplement que son épouse c’est l’Église qui attend son retour, ne sachant ni le jour ni l’heure, veillant dans la prière, lampes allumées.  Et si l’épouse c’était chacun, chacune d’entre nous avec nos communautés que le Seigneur attend !

Comme ces jeunes femmes, nous sommes tantôt insouciants, la tête ailleurs, croyants mais pas pratiquants, selon les moments… tantôt vivant dans la certitude que le Seigneur est à nos côtés…  Donc, vers quel but tendons-nous ? De quoi avons-nous soif ? Quelles sont nos attentes ?

Dans cette parabole, le Christ nourrit notre espérance en sa seconde venue. Pendant ce temps de confinement, ne manquons pas le rendez-vous de la rencontre avec le Seigneur. Prier, c’est tenir bon avec nos lampes allumées !

 Jean-Marc Boissard, prêtre

Heureux les artisans de paix !

Heureux ceux qui ressemblent à Jésus ! C’est avec gravité, en ces temps d’horreur, d’actes terroristes et de re-confinement, que nous célébrons la TOUSSAINT, fête de tous les saints. « La sainteté, nous dit le pape François, ne signifie pas faire des choses extraordinaires, mais faire celles qui sont ordinaires avec amour et avec foi ». Dieu, dès maintenant, source de paix et de bonheur pour qui met sa confiance et son espérance en Lui !

Les Béatitudes, c’est « la carte d’identité du chrétien » ajoute le pape François, « car elles dessinent le visage de Jésus lui-même, son mode de vie ». Sont bénis ceux qui ne vivent pas sur eux-mêmes dans l’auto-suffisance, portent sur l’autre un regard de tendresse et de compassion, s’engagent avec ceux et celles qui souffrent. Au côté des sans-voix, ils agissent pour le respect de la dignité de chaque être humain et pour la paix.

« Ils sont nombreux les bienheureux », allons-nous chanter en communion avec tous ceux et celles qui sont morts, vivant de l’amour de Dieu, de son Esprit et qui intercèdent pour nous.

Oui, marchons maintenant en présence du Seigneur par le don de nos vies.

 Jean-Marc Boissard, prêtre

Bâtisseurs d’un monde meilleur

Jésus nous parle. Il nous dit pourquoi Il s’est fait homme. Quel message nous transmet-Il ? : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. » Faire passer le Seigneur avant toute chose, c’est ce à quoi nous sommes appelés. La prière, en tout lieu, oriente nos journées et toutes nos activités. C’est bon de se sentir aimé, protégé et de savoir que l’on peut compter sur la présence de Dieu à nos côtés. Le Seigneur est ce roc sur lequel je peux m’appuyer. Psaume 17.

Jésus ajoute : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » On ne peut opposer Dieu à l’homme ni l’homme à Dieu. Pécher contre son prochain, c’est pécher contre Dieu. Nos relations humaines sont donc à prendre au sérieux. « Ce que vous faites à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous le faites », nous dit Jésus. Ou encore : « Tu ne maltraiteras pas l’étranger, la veuve et l’orphelin. »

En ce dimanche, nous recevons des paroles qui entrent en résonance avec ce que nous vivons. Résistons à l’individualisme…

 Jean-Marc Boissard, prêtre

Me voici, envoie-moi (Isaïe 6,8)

Qu’est-ce qui revient à Dieu ? Qu’est-ce qui revient à César ? A l’aide d’une pièce d’un denier, Jésus nous répond : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ». Certains y verront le fondement de la laïcité, de l’autonomie de la société. Mais il est impossible d’opposer Dieu à sa création, à notre prochain et à nos devoirs de citoyens.

Servir est notre plus belle mission. Mais servir qui ? Servir Dieu ? Servir les autres ? Les deux à la fois ?

Le service des hommes au nom du service de Dieu a pour nom la « charité », au sens premier du terme, qui est l’expression même de l’amour de Dieu. L’amour rend notre foi active, stimule notre espérance et notre prière. L’apôtre Paul nous dit que Dieu nous a choisis, choisis pour faire le bien, pour annoncer l’Évangile, en témoigner et le rendre vivant dans le monde. C’est une bonne nouvelle, un beau cadeau que Dieu nous fait.

Ce qui est pertinent dans la parole de Jésus : ne sacraliser aucun pouvoir (l’empereur était divinisé) et ne pas faire jouer à Dieu le rôle de César (un Dieu temporel), car ce qui est à l’effigie de Dieu, ne l’oublions pas, c’est l’être humain créé à sa ressemblance. (Gn 1,26). Rendons grâce à Dieu -Notre Père- pour l’œuvre merveilleuse à accomplir…

 Jean-Marc Boissard, prêtre