Archives du blog

Neuvaine pour les vocations : Jour 9

Notre évêque nous a convié à une neuvaine de prières pour les vocations.

Vous trouverez ici le neuvième jour de cette neuvaine

Neuvaine pour les vocations : Jour 8

Notre évêque nous a convié à une neuvaine de prières pour les vocations.

Vous trouverez ici le huitième jour de cette neuvaine

Neuvaine pour les vocations : Jour 7

Notre évêque nous a convié à une neuvaine de prières pour les vocations.

Vous trouverez ici le septième jour de cette neuvaine

Neuvaine pour les vocations : Jour 6

Notre évêque nous a convié à une neuvaine de prières pour les vocations.

Vous trouverez ici  le sixième jour de cette neuvaine

Neuvaine pour les vocations : Jour 5

Notre évêque nous a convié à une neuvaine de prières pour les vocations.

Vous trouverez ici le cinquième jour de cette neuvaine

Neuvaine pour les vocations : Jour 4

Notre évêque nous a convié à une neuvaine de prières pour les vocations.

Vous trouverez ici le quatrième jour de cette neuvaine

Neuvaine pour les vocations : Jour 3

Notre évêque nous a convié à une neuvaine de prières pour les vocations.

Vous trouverez ici le troisième jour de cette neuvaine

Neuvaine pour les vocations : Jour 2

Notre évêque nous a convié à une neuvaine de prières pour les vocations.

Vous trouverez ici le deuxième jour de cette neuvaine

Neuvaine pour les vocations : Jour 1

Notre évêque nous a convié à une neuvaine de prières pour les vocations.

Vous trouverez ici le premier jour de cette neuvaine

Fête solennelle de sainte Colette 2018 – Homélie – Jean-Marc Boissard

Aujourd’hui, c’est le jour de clôture de la semaine consacrée à Ste Colette… Dans la bible, les récits nous montrent que le premier à avoir voulu l’égalité homme/femme, c’est Dieu Lui-même. « A égale dignité, Il les créa », nous dit la Genèse. Quand Dieu se révèle à nous, avons-nous cette conviction qu’Il parle autant aux hommes qu’aux femmes ? L’histoire de la révélation nous dit aussi que le dessein de Dieu se réalise à travers des témoins dont la naissance est hors du commun, pour ainsi dire miraculeuse…. Pensons à Abraham et à Sarah, à leur fils inespéré dans leur vieillesse, fils qu’ils ont appelé Isaac, le sourire de Dieu. De même pour Zacharie et Élisabeth. A leur premier né tant espéré, ils ont donné le nom de Jean, don de Dieu, grâce de Dieu !

Il en est de même pour les parents de Ste Colette. Le père, Robert, était maître charpentier ici à l’abbaye. Leur désir d’enfant fut comblé par un pèlerinage à St Nicolas. Et c’est à 60 ans que Marguerite, la mère, accouche d’une petite Nicolette le 13 janvier 1381, dans cette maison natale qui est actuellement le cœur de la maison paroissiale, située, comme nous le savons, dans l’ancienne rue de la Chaussée. Elle est pour ses parents, pour l’Église et pour nous aujourd’hui, cadeau de Dieu, grâce de Dieu ! Une enfant qui, très tôt, va étonner son papa et sa maman, puisque dès l’âge de 7 ans, Colette se mêle en cachette à la prière des moines et se laisse toucher par la présence de Dieu au cœur de la liturgie. Sa vocation, qui est celle de se consacrer à Dieu dans la vie religieuse, se révèle donc très tôt. Elle fait le choix de servir le Christ par une vie de pauvreté, de simplicité, de partage et de fraternité avec les pauvres, toute empreinte de la spiritualité franciscaine.

Alors, que nous transmet Ste Colette de Corbie ?  Je vois quatre points de repères pour la foi…pour notre vie d’aujourd’hui …

  • Servir Dieu et chanter ses louanges. C’est le BABA de la foi que Colette nous enseigne, foi qu’elle a reçue par grâce à l’école de la prière des moines.
  • Se ressourcer dans la prière. Colette aime prier dans la solitude. A 21 ans, elle fait le choix de vivre en recluse. Elle renoue ainsi avec la tradition de l’Église, celle de Saint Antoine l’ermite, fondateur du monachisme et des autres Pères du Désert en Égypte. Mystique, contemporaine de Jeanne d’Arc, elle est habitée par des visions et entend un appel pour rénover l’héritage franciscain. Le 14 octobre 1406, elle reçoit de la main du pape Benoît XIII en Avignon, l’habit de Clarisse et il la nomme abbesse des religieuses qui vont réformer l’ordre. En 40 ans, elle fonde 18 monastères, de Besançon à Gand, où elle meurt à l’âge de 66 ans, le 6 mars 1447, sans avoir pu fonder de monastère à Corbie. Elle fut canonisée par la pape Pie VII le 24 juin 1807.
  • Imiter le Christ dans une vie donnée. Sa vie spirituelle est reliée à la passion du Christ. Éclairée par l’esprit de Claire et de François d’Assise, Colette partage tous ses biens, tout ce qu’elle a, avec les pauvres. S’abandonnant à la divine Providence, elle lutte pour la vie, travaille à l’unité de l’Église et à la construction de la paix. En ce temps-la… c’est une période très noire qui s’abat sur le Royaume de France aux XIVème et XVème siècles. Troubles et ravages de la guerre de Cent Ans (1337-1453), famines, insécurité, misère, dépeuplement des campagnes après la Grande Peste de 1347. Et à cela s’ajoutent les divisions et querelles de pouvoir au sein du Royaume et le Grand Schisme d’Occident : un pape réside à Rome, un autre à Avignon (1378-1417).
  • Vivre plus simplement dans un esprit d’accueil, d’hospitalité, de partage, de fraternité et d’abandon à la folie de l’amour de Dieu. C’est l’Évangile de ce jour. « Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que par Lui, le monde soit sauvé ». Par la croix du Christ Jésus, Dieu a voulu montrer la richesse surabondante de sa grâce. En nous élevant vers la lumière de sa résurrection, la croix, signe de torture et de violence, devient désormais pour les croyants l’Arbre de Vie ! St Jean nous parle de la foi comme d’une boussole qui empêche de se perdre ! Croire en Dieu, mettre sa confiance en Lui par-dessus tout, Il est Celui qui ouvrira toujours un passage dans nos chemins en impasse ! Il est la Vie Éternelle !

Que par Ste Colette, les noms de Dieu et de Jésus soient bénis !