Archives du 3 mars 2022

L’Exode à refaire

Nous vous proposons une méditation du Père Marcel Domergue, jésuite, sur les textes de la messe du 6 mars 2022: « L’Exode à refaire » : ici .

Ensemble, enracinons notre foi dans la Parole de Dieu

Version imprimable ici

(1er Dimanche de Carême – 6 Mars 2022)

 

La tentation de toute-puissance qui guette l’homme n’a pas été épargnée à Jésus. En homme libre, Il résiste aux séductions du monde et surtout à l’esprit du mal que lui dicte le tentateur.

Faisant le choix de quarante jours de retraite au désert, dans le jeûne et la prière, Jésus remet sa vie, en toute confiance, entre les mains du Père pour discerner sa mission de Fils.

Nous avons cette chance, en ce début de Carême, de re-prendre conscience que notre vie est également traversée de tentations, de séductions, d’égoïsmes qui nous détournent de Dieu et de nos frères. Comme Jésus, allons-nous nous offrir des temps de pause, des lieux de désert, pour goûter le silence de la prière intérieure ? Se retirer, comme Jésus, pour entendre la Parole de Dieu dans sa vérité, nous rendra libres et réorientera notre vie sur l’essentiel.

Sainte Colette, que nous fêtons en ce dimanche, nous rappelle qu’il n’y a pas de vie chrétienne sans une vie intérieure forte et sans conscience communautaire. Chaque eucharistie nous aidera donc à retrouver les sources de notre baptême et nous rappellera que nous appartenons à un peuple de frères, aimés de Jésus. Bon carême à tous.

     Jean-Marc Boissard, prêtre


Agenda


MERCREDI des CENDRES 2 MARS : messe de secteur à 19h00 à Fouilloy

journée de jeûne et de prières pour la paix.

Jeudi 3 mars – récollection de Carême pour les prêtres, les diacres et leurs épouses

Vendredi 4 – 15h – messe à la Chapelle de l’Hôpital de Corbie

Samedi 5 Mars : 14h – réunion de préparation au baptême – salle paroissiale de Corbie


Semaine de Sainte Colette

Jeudi 3 Mars : 8h30 Laudes à la chapelle Ste Colette – Vêpres à 18h à l’abbatiale
Vendredi 4 Mars : 8h30 Laudes à la chapelle Ste Colette – 15h chemin de Croix et Vêpres à 18h à l’abbatiale
Samedi 5 Mars : 15h -AG des Amis de Ste Colette et de l’Abbaye de Corbie, ouverte à tous, salle paroissiale – 18h – Vêpres à l’abbatiale


Samedi 5 Mars – 18h – messe à Villers-Bretonneux 

Dimanche 6 Mars – 10h30 – messes à Corbie (fête de sainte Colette) et à Querrieu

17h30 Adoration à l’abbatiale suivie des Vêpres. Puis, par beau temps, à 18h00, on admire le rayon lumineux qui traverse l’autel de la Vierge, le tabernacle du Maître-autel et Sainte Colette en extase, dans la joie du ciel. C’est un évènement exceptionnel et merveilleux à contempler.


Semaine de Sainte Colette

Lundi 7 mars : 8h30 Laudes à la chapelle Ste Colette – Vêpres à l’abbatiale à 18h00

Mardi 8 mars : 8h30 Laudes à la chapelle Ste Colette – Messe à 17h30 suivie de l’Adoration

Mercredi 9 mars : 8h30 Laudes à la chapelle Ste Colette -17h éveil à la foi – agneaux de Ste Colette

Jeudi 10 mars : 8h30 Laudes à la chapelle Ste Colette – Vêpres à l’abbatiale à 18h00

Vendredi 11 mars : 8h30 Laudes à la chapelle Ste Colette – 15h00 Chemin de croix à l’abbatiale


Mercredi 9 mars : 14h15 – Corbie – préparation de la visite pastorale pour la réunion avec les répondants

Vendredi 11mars : 15h – messe à la Résidence du Parc


Le Carême est un voyage

 « Revenez à moi de tout votre cœur », appel du Seigneur que nous recevons en ce début de Carême. Le Carême est un voyage qui implique toute notre vie, tout notre être. C’est le temps de vérifier les chemins que nous sommes en train de parcourir, de retrouver la voie qui nous ramène à la maison, de redécouvrir le lien fondamental avec Dieu, de qui dépend toute chose. Le Carême n’est pas une collecte de bonnes actions, c’est discerner vers où est orienté notre cœur. Cela est le centre du Carême : vers où est orienté mon cœur ? Essayons de nous demander : où me mène le navigateur de ma vie, vers Dieu ou vers mon moi ? Est-ce que je vis pour plaire au Seigneur, ou pour être remarqué, loué, préféré, à la première place et ainsi de suite ? Ai-je un cœur “qui danse”, qui fait un pas en avant et un pas en arrière, qui aime un peu le Seigneur et un peu le monde, ou bien un cœur ferme en Dieu ?

                                                                                                                                           Pape François


La prière :

« Mettez parfaitement votre cœur en Dieu » Sainte Colette 

+intensifier notre prière personnelle de chaque jour, en particulier pour la paix.
+retraite sur internet avec les Dominicains « Montre-nous le Père ». Inscription gratuite sur careme.retraitedanslaville.org
+chapelet personnel ou avec d’autres.
+chemin de croix chaque vendredi de carême à 15h à l’abbatiale. Pour les autres rendez-vous, se reporter au billet liturgique de chaque semaine.
+sacrement du pardon, le demander au prêtre avant de célébrer la messe et en semaine à la chapelle.
+se ressourcer à la sève de la Parole de Dieu ou avec un livre.
+un cahier d’intention de prières est à la disposition des fidèles lors de la messe dominicale. 

Le jeûne :

progresser dans son humanité et dans sa foi 

+efforts sur soi, vis-à-vis d’un défaut, d’une addiction, d’un ressentiment, de penchants égoïstes.
+efforts de solidarité, donner du temps, visite gratuite, par exemple, d’une heure chaque semaine pour briser la solitude de quelqu’un. Il y a un besoin urgent de bénévoles pour visiter les personnes en EHPAD.
+s’informer et changer nos comportements vis-à-vis de la planète. S’approprier « Laudato Si » et les propositions du Carême du CCFD/Terre Solidaire. Documents à consulter sur internet.
Collecte de produits d’entretien et d’hygiène corporelle à la messe, que l’on donnera à des associations caritatives. Sur Corbie, dépôt possible à la chapelle Ste Colette, ouverte chaque jour de 9h à 19h.
Collecte solidaire de produits usagés à recycler : feutres, crayons, stylos à bille. Le bénéfice sera offert à l’association « Clowns de l’Espoir » qui vient en aide aux enfants hospitalisés.
+s’intégrer dans un engagement paroissial, dans une équipe liturgique ou pour porter la communion ; aider à la catéchèse des enfants ou à la célébration des funérailles. Accepter d’être répondant de quartier, de village ou distribuer le journal des 3 Vallées. Faire partie d’une équipe de ménage pour chacune de nos églises qui sont à la charge des chrétiens, en partenariat avec la collaboration des communes.
+participer au synode universel proposé par le pape François « communion, participation, mission ». Au choix, trois rencontres nous sont proposées de18h à 19h30, vendredi 11 mars à l’église de Querrieu, vendredi 18 mars à la salle paroissiale de Corbie, vendredi 25 mars à la salle paroissiale de Villers-Bretonneux. (Les horaires seront respectés)

L’aumône :

faire le bien, partager 

+contribuer au Denier de l’Eglise. Les sommes versées contribuent exclusivement aux salaires des prêtres, des laïcs en mission ecclésiale et des personnes affectées à l’administration diocésaine.
+faire un don à votre paroisse. Le presbytère de Corbie avec ses salles paroissiales ainsi que la chapelle Ste Colette, ont besoin d’entretien : travaux d’électricité et de rejointoiement des murs. Un reçu fiscal, pour les impôts, sera donné sur simple demande.
+autres dons à toute autre association de solidarité qui vient en aide aux plus démunis.


Sainte Colette

                                 Colette, fille de Marguerite et de Robert Boylet, Maître charpentier à l’abbaye, naît à Corbie le 13 janvier 1381, dans une période troublée par les conflits féodaux de la guerre de Cent ans. Elle est, pour toutes les générations, la sainte patronne des Corbéens. Ses parents, âgés, se désolant de ne pas avoir d’enfants, décidèrent de faire un pèlerinage à saint Nicolas, près de Nancy. Comblés de la grâce de Dieu, une petite fille naît, alors que la maman aurait eu 60 ans. Ils lui donnèrent le nom féminin du saint protecteur, Nicolette qui deviendra ensuite le diminutif familier de Colette.

Dès l’âge de quatre ans, on la vit mener une vie de prière avec les moines, faire à sept ans une heure d’oraison quotidienne, assister clandestinement aux matines chantées par les bénédictins. Elle reçut à neuf ans – comme elle le dira plus tard – pleine et entière révélation de l’esprit de l’ordre franciscain et de la nécessité d’une réforme.

Des faits merveilleux marquèrent ses jeunes années : guérison immédiate de sa jambe blessée profondément d’un coup de hache ; croissance subite de sa taille, qui, de très petite, s’éleva bien au-dessus de la moyenne ; perte soudaine de l’éclat de son teint, qui, à son grand déplaisir, attirait sur elle les regards.

Orpheline à 18 ans, Colette obtint la possibilité d’entrer chez les béguines de Corbie malgré son jeune âge. Elle n’y restera qu’un an, jugeant leur vie trop douce. Même vie trop douce chez les bénédictines de Corbie, puis chez les clarisses. Son père spirituel, le Père Jean Bassand, premier prieur des Célestins d’Amiens, comprend son désir d’austérité. Puis, le Père Jean Pinet, gardien du couvent de Hesdin, fervent religieux de saint François d’Assise, intensément désireux de faire revivre l’observance primitive de l’ordre, proposa à Colette de vivre en recluse sous la règle du tiers-ordre franciscain.

L’abbé de Corbie, Dom Raoul de Roye, accorde en 1402 son autorisation. Colette est emmurée alors pendant trois ans, recluse dans un attenant de l’église Saint-Etienne, y menant une vie de prière et de charité, recevant la visite d’habitants et de grands de ce monde, venant lui demander prières et conseils. Mais Colette se sent appelée à plus de pauvreté encore et, pour cela, elle veut réformer le second ordre de saint François, les clarisses.

C’est pourquoi elle obtient de rencontrer le pape Benoît XIII, anti-pape du Grand Schisme qui réside en Avignon. Il reçoit la profession religieuse de sainte Colette dans la règle de sainte Claire et la nomme abbesse de tous les monastères qu’elle sera amenée à fonder ou à réformer. Cette décision est ensuite confirmée par Alexandre V, le pape de Rome. Colette vient alors en Franche-Comté et réforme en premier lieu le monastère de Besançon, puis en crée ou en réforme bien d’autres en Savoie, en Artois, en Allemagne, en Belgique, dans le centre et le sud de la France.

Colette rend son dernier souffle en son couvent de Bethléem de Gand le 6 mars 1447. Son corps est, par la suite, transporté au monastère de Poligny dans le Jura. Elle fut béatifiée en 1625 et canonisée, à Rome, le 22 mai 1807, par le pape Pie VII. Après sa mort, de nombreuses guérisons miraculeuses furent attestées.

Le culte de sainte Colette demeure vivace. Chez nous, on peut venir la prier, en son berceau, chaque jour de l’année. La chapelle, située rue Faidherbe, est ouverte de 9h à 19h.

De nos jours, sainte Colette est priée plus particulièrement par les couples en espérance d’enfants et pour les grossesses difficiles. Un cahier d’intentions de prières est à la disposition des visiteurs.

L’association des Amis de Sainte Colette et de l’Abbaye de Corbie est ouverte à tous. S’inscrire sur le cahier.