Archives d’Auteur: Paroisse Sainte Colette des trois vallées

25 mai 2020 -9 jours avec Marie vers la consécration – troisième jour

« Devenir libres »

24 mai 2020 -9 jours avec Marie vers la consécration – deuxième jour

« Intercéder pour le monde »

23 mai 2020 -9 jours avec Marie vers la consécration – premier jour

« Demander la grâce de l’Esprit-Saint »

Neuvaine pour le renouvellement de la consécration du diocèse à Marie

Le diocèse nous propose de prier une neuvaine pour le renouvellement de la consécration du diocèse à Marie. Le livret de cette neuvaine est ici

Renouvellement de la consécration du diocèse à Marie

Mgr Olivier Leborgne consacrera le diocèse de la Somme à Marie, le lundi de Pentecôte , 1er juin , à la Cathédrale Notre-Dame d’Amiens.

Les conditions du déroulement de ce renouvellement ne sont pas encore connues.

Le diocèse fait des propositions sur son site pour la préparation de ce renouvellement. Le lien vers ces propositions est ici

Dimanche 24 mai : messe en secteur à 10h30 à Villers Bretonneux

Le gouvernement ayant autorisé les célébrations liturgiques à partir de ce jour, notre curé a pris les dispositions suivantes:

Secteur APOSTOLIQUE des 3 VALLEES

Reprise des messes dans nos églises à compter de ce dimanche 24 mai 2020

Bonjour et bonne nouvelle,

En concertation ce matin par visio-conférence, prêtres et diacres du secteur avons décidé ensemble la reprise de la messe demain dimanche 24 mai, par un seul office à 10h30 en l’église de VILLERS-BRETONNEUX, en appliquant les règles sanitaires qui nous sont imposées par le décret gouvernemental de cette nuit et les instructions du diocèse.

Nous avons choisi cette église pour deux raisons. D’une part, à cause de la logistique à mettre en œuvre dans l’urgence ainsi que la préparation de la liturgie. D’autre part, à cause du lancement de la neuvaine de consécration du diocèse à Marie par notre évêque, le lundi de Pentecôte. C’est donc la paroisse Notre-Dame d’Espérance qui nous accueille.

Consignes sanitaires :

  1. Masque obligatoire, sauf pour les enfants de moins de 11 ans. Il nous est interdit de prévoir un lieu spécifique pour les petits-enfants. Il n’y a pas de chiffre imposé pour la participation des fidèles.

  1. Entrée et sortie de l’église par des portes différentes. Un gel hydroalcoolique sera à disposition, à l’entrée.

  1. Garder la distance spécifique d’un mètre avec les autres.

  1. Sont supprimés : l’utilisation des bénitiers, le geste de paix, la communion directement dans la bouche. La personne qui donne la communion devra se laver les mains. De même, il n’est plus possible de distribuer des feuilles de papier ou d’utiliser des carnets de chants. Nous devons envisager l’utilisation d’un vidéoprojecteur. Pour les chants, l’animation est confiée à une personne qui devra choisir des chants connus de tous afin de faire participer les fidèles. Il est précisé également qu’il n’y a plus de chorale ni d’instruments à vent. Seule l’utilisation de l’orgue est autorisée ainsi que les instruments à cordes.

  1. Quête : la transmission d’un panier est prohibée. Les fidèles sont invités à mettre leur offrande dans un tronc à l’entrée ou à la sortie de l’office prévu à cet effet.

Pour le reste, nous faisons confiance au bon sens de chacun.

A très bientôt la joie de prier ensemble, en Eglise !

Avec amitié,

Jean-Marc Boissard

Vidéo des élèves du collège Sainte Colette pour les EHPAD de Fouilloy et de Corbie:

Le collège Sainte Colette de Corbie à l’œuvre pendant le confinement :

Les élèves du collège ont réalisé une vidéo pour transmettre un message  pour les résidents des EHPAD de Fouilloy et de Corbie:

Voici le lien:

https://www.youtube.com/watch?v=FT5QCLTTPSU

L’EHPAD de Fouilloy a tenu à répondre:

https://www.youtube.com/watch?v=9i7jPw1xxZU

Ascension du Seigneur, nouveau départ…

Un acte de foi nous est demandé, celui de croire en la vie qui ne se limite pas à ce que nous en voyons « ici-bas ». Jésus est parti vers le ciel, auprès de son Père. Il nous laisse alors maître de notre destin ainsi que de celui de l’Eglise. Notre mission est claire : porter son message d’amour, d’espérance et de paix – cette joie de l’Evangile – à ce monde qui est le nôtre. Saurons-nous relever le défi ?

« Allez, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » nous dit-il. C’est un signe de bien, de bonté, de confiance et de force qu’Il nous témoigne. Dans les épreuves que nous traversons, le Seigneur ne nous laisse pas seul pour les surmonter. Certes, nous ne pouvons pas Le voir, mais Il est à nos côtés par la présence de son Esprit. Il veille sur nous, de « là-haut, en « compagnonnage » bienveillant. Rendons-Lui grâce.

Puisons donc dans la prière et la Parole, l’audace, le courage et l’espérance auprès de Dieu pour nous relever, mais aussi auprès des frères que sont notre famille, auprès des proches et des amis afin d’y trouver réconfort, vie fraternelle et chemins d’avenir. Bonne fête de l’Ascension !

Jean-Marc Boissard, prêtre

Abbé D.M. Dupré : un confinement insolite

UN CONFINEMENT INSOLITE

Quelle ne fut pas ma surprise quand, le 17 mars matin, le père évêque m’a demandé si j’acceptais de vivre le confinement au Carmel, pour permettre aux sœurs de remplir pleinement leur mission de prière, au sein de notre Eglise diocésaine. Après quelques hésitations, je donnais mon accord en me disant que c’était là une bonne idée du Seigneur pour me permettre de vivre un ‘’bon Carême’’.

J’ai donc fait mes valises pour une durée indéterminée… Comment avais-je pu imaginer que vivre bien son Carême est plus facile dans un monastère ? … Eh non ! Faire une retraite de 5-6 jours, ou être en vacances dans une maison religieuse ne présente guère de difficultés pour moi. Mais vivre pleinement intégré dans la vie des moniales, hormis le franchissement de la clôture, c’est autre chose. Je savais, bien sûr, que même un temps de Carême en retrait dans un monastère ne me dispenserait pas du combat spirituel pour gagner un ou deux points vers la sainteté. Pourtant, j’ai dû me rendre à l’évidence que je n’étais pas, comme prêtre, dispensé des efforts et de l’appel incessant à me convertir. J’avoue, maintenant, que ça me réjouis pleinement en sécrétant cette joie dont parle Jésus, dans l’évangile de Jean. (‘’Tout ce que je vous ai dit, c’est pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite’’).

Un autre aspect très fort : la célébration de la messe du dimanche des Rameaux. C’était très émouvant : il n’y avait que les 10 sœurs et moi, et nous « sentions » pleinement le silence sur la ville. C’était quasi la première fois que je célébrais la messe dominicale dans de telles conditions et j’en ai expérimenté, ‘’physiquement’’, la profondeur, l’intensité et la vérité. Ce temps m’a vraiment rempli de cette joie ( = la paix ) du Christ, dont parle St Jean.   Ce ressenti s’est confirmé tout au long de la Semaine Sainte et les dimanches suivants. Mais à cet élan porteur et cette profonde paix intérieure se mêle toujours la souffrance de penser à mes confrères prêtres, célébrant dans une église vide et aux fidèles en attente douloureuse de pouvoir se rassembler de nouveau pour la messe et d’autres célébrations. En même temps cette situation rappelle toute sa dimension à la célébration eucharistique : une messe n’est jamais célébrée seulement pour le groupe réuni, mais bien pour l’humanité entière, invitée au Repas du Seigneur. Cela fait du bien de le vivre dans sa chair.

Dernier point. Je n’ai jamais supporté ceux qui sont tentés de juger la vie des moines et des moniales comme inutile, comme non-sens. Je savais « intellectuellement » le rôle et l’importance capitale de leur vie et de leur témoignage pour la vie de l’Eglise et du monde. A travers ce confinement au Carmel, je l’expérimente et le vérifie. Il va sans dire que, chaque jour, vous êtes tous, personnellement, au cœur de ma prière. Cette « immersion » dans la vie de nos sœurs est vraiment cadeau qui fait grandir et qui sert le monde. Ce cadeau m’est offert, certes … mais pas sans sa part d’épreuves, de mystère, d’exigence, de persévérance, de confiance et d’abandon. En ce mois de Mai, mois de Marie, ne craignons pas de lui dire : « Marie, je crois que ton secret, c’est la confiance : certains l’appellent la foi et d’autres l’espérance, certains disent le courage et d’autres la fidélité. Marie, dis à ton fils que nous avons tellement besoin de cette confiance ! »

Nous voici, maintenant, en sortie de « CONFINEMENT ». Je nous souhaite, avec l’Esprit Saint, d’aborder le présent et l’avenir dans une profonde paix, comme je l’ai écrit aux membres du Conseil Diocésain de la vie consacrée : ‘’je rejoins le père évêque quand il s’écrie : « c’est dur et ça dure ». C’est bien vrai que cette pandémie, même si, dans l’ensemble, nous l’avons assez bien supportée, est plutôt éprouvante. Et ne rêvons pas d’un ‘’déconfinement’’ rapide et « tranquille ». Des voies autorisées, dans et hors de l’Eglise, nous invitent, avec beaucoup de sagesse, à ne pas nous laisser séduire par la sirène du « refaisons comme avant ». Il ne s’agit pas tant de retrouver nos vieilles pantoufles, que de chausser, avec sérénité et confiance, de nouveaux escarpins qui, riches d’hier, nous mènerons plus sûrement vers demain. Ceci écrit, ces semaines de vie recluse ne sont pas venues à bout de ma sérénité, de ma confiance et du désir de continuer à mettre nos énergies au service « de Dieu et des hommes.

Donc, à bientôt la joie de vous retrouver.

+ Dominique-Marie Dupré

Cocorico…

Des travaux ont eu lieu sur le clocher de l’église de Méricourt-l’Abbé. Inattendu du déconfinement de cette semaine : bénédiction du coq afin qu’il veille sur la cité et tous ses habitants. Émerveillement d’une cérémonie simple et émouvante en ce temps de crise, car le coq toujours affronté au vent, nous invite à être forts, à lutter contre les vents contraires et donc à orienter notre vie vers le bien du vivre ensemble et celui de la fraternité. Il nous amène aussi à lever le nez, à regarder l’horizon, là où le soleil se lève chaque matin. Le temps de l’espérance revient.

La substantifique moelle de la Parole de Dieu en ce 6ème dimanche du temps pascal c’est de « rendre compte de l’espérance qui est en nous et d’en témoigner ». Rendre compte de l’amour de Dieu dans ce qui nous fait vivre et nous anime profondément, ce n’est pas rien !

Chaque jour, le coq chante, signe d’un jour nouveau. A la cime de nos églises, il annonce la résurrection du Seigneur : « Regardez-moi vivant, croyez-en moi, vivez en ma présence. Celui qui m’aime sera aimé de mon Père. Moi aussi, je l’aimerai et je me manifesterai à lui. Je serai toujours avec vous par mon esprit ». Parole du Seigneur. Rendons grâce à Dieu ! Bon dimanche à tous.

Jean-Marc Boissard, prêtre