Agenda du 1er novembre 2020

  Samedi 31 octobre

18h30- Villers-Bretonneux – messe anticipée

Dimanche 1er novembre

10h30 – Corbie – messe de la Toussaint

10h30 – Querrieu – messe de la Toussaint

Lundi 2 novembre 2020

10h30 – Corbie (en secteur) – messe à la mémoire de tous les défunts

PAR DÉCISION GOUVERNEMENTALE,du 3 novembre au 1er décembre, tous les rassemblements publics ainsi que tous les cultes sont suspendus. Seules, sont autorisées les célébrations des obsèques (dans la limite de 30 personnes) et des mariages (célébration limitée à 6 personnes dans les églises).

Malheureusement, nous ne pourrons pas nous retrouver pour les messes dominicales des 8, 15, 22 et 29 novembre qui sont, pour l’heure, interdites par mesure sanitaire.

Toutes les réunions prévues, en paroisse et en secteur sont, de fait, annulées.

Dans cette période, inédite et troublante, nous ne pouvons que « veiller et prier ».

Attention à ne pas nous replier sur nous-mêmes, à ne pas céder à la peur et aux amalgames Islam/Islamisme, Islamisme qu’il nous faut combattre. Un responsable musulman d’Amiens vient de me téléphoner, me demandant d’exprimer sa compassion aux catholiques, condamnant, sans équivoque, la barbarie des terroristes.

Veillons les uns sur les autres. Veillons en priant le Seigneur pour ne pas céder au découragement.

Heureux les artisans de paix !

Heureux ceux qui ressemblent à Jésus ! C’est avec gravité, en ces temps d’horreur, d’actes terroristes et de re-confinement, que nous célébrons la TOUSSAINT, fête de tous les saints. « La sainteté, nous dit le pape François, ne signifie pas faire des choses extraordinaires, mais faire celles qui sont ordinaires avec amour et avec foi ». Dieu, dès maintenant, source de paix et de bonheur pour qui met sa confiance et son espérance en Lui !

Les Béatitudes, c’est « la carte d’identité du chrétien » ajoute le pape François, « car elles dessinent le visage de Jésus lui-même, son mode de vie ». Sont bénis ceux qui ne vivent pas sur eux-mêmes dans l’auto-suffisance, portent sur l’autre un regard de tendresse et de compassion, s’engagent avec ceux et celles qui souffrent. Au côté des sans-voix, ils agissent pour le respect de la dignité de chaque être humain et pour la paix.

« Ils sont nombreux les bienheureux », allons-nous chanter en communion avec tous ceux et celles qui sont morts, vivant de l’amour de Dieu, de son Esprit et qui intercèdent pour nous.

Oui, marchons maintenant en présence du Seigneur par le don de nos vies.

 Jean-Marc Boissard, prêtre

Election de notre Administrateur diocésain

Suite à l’installation de Mgr Olivier LEBORGNE comme évêque d’Arras, le 25 octobre 2020, le Collège des Consulteurs s’est réuni à l’évêché d’Amiens ce mardi 27 octobre à 14h30 pour élire un Administrateur diocésain, comme le prévoit le Droit de l’Eglise (canon 421)
Le Père Yves DELEPINE a été élu et devient Administrateur diocésain.

Lire la lettre du Père Yves Delépine aux diocésains

Bâtisseurs d’un monde meilleur

Jésus nous parle. Il nous dit pourquoi Il s’est fait homme. Quel message nous transmet-Il ? : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. » Faire passer le Seigneur avant toute chose, c’est ce à quoi nous sommes appelés. La prière, en tout lieu, oriente nos journées et toutes nos activités. C’est bon de se sentir aimé, protégé et de savoir que l’on peut compter sur la présence de Dieu à nos côtés. Le Seigneur est ce roc sur lequel je peux m’appuyer. Psaume 17.

Jésus ajoute : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » On ne peut opposer Dieu à l’homme ni l’homme à Dieu. Pécher contre son prochain, c’est pécher contre Dieu. Nos relations humaines sont donc à prendre au sérieux. « Ce que vous faites à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous le faites », nous dit Jésus. Ou encore : « Tu ne maltraiteras pas l’étranger, la veuve et l’orphelin. »

En ce dimanche, nous recevons des paroles qui entrent en résonance avec ce que nous vivons. Résistons à l’individualisme…

 Jean-Marc Boissard, prêtre

Agenda du 25 octobre 2020

     

  Samedi 31 octobre

18h30- Villers-Bretonneux – messe anticipée

Dimanche 1er novembre

10h30 – Corbie – messe de la Toussaint

10h30 – Querrieu – messe de la Toussaint

Lundi 2 novembre

18h30 – Corbie -messe pour tous les défunts 


PRÉPARATION DU TEMPS LITURGIQUE DE L’AVENT ( En SECTEUR )

Pour tous ceux qui préparent la liturgie et qui voudraient s’y joindre : réunion à la salle paroissiale de CORBIE

 JEUDI 05 NOVEMBRE de 09h30 à 11H30. ( masque obligatoire)

POUR MIEUX COMPRENDRE ET VIVRE LA MESSE : Le MOOC de la messe

Une formation de qualité, gratuite est ouverte à tous.

En 6 séances animées en vidéo par Mgr Matthieu Rougé, le P. Gilles Drouin (ISL) et une équipe de laïcs et de religieux, nous vous proposons de plonger au cœur de la messe pour mieux la comprendre et mieux en vivre. www.lemoocdelamesse.fr

Le contenu est mis en ligne gratuitement chaque lundi mais peut être visionné à tout moment.

Pour le temps de la Toussaint

Sur la terre comme au ciel.

Du 23 octobre au 11 novembre, à l’occasion de la Toussaint et de la commémoration des fidèles défunts, « Prions en Église » et le sanctuaire de Montligeon nous proposent un parcours de prière, quotidien et gratuit, pour être ensemble, confier au Seigneur tous nos proches décédés et affermir notre foi en la vie éternelle.

 

S’inscrire gratuitement sur le site : prionseneglise.fr/Toussaint-2020

 

Agenda du 18 octobre 2020

        Samedi 24 octobre

18h30-  Querrieu- messe anticipée

 Dimanche 25 octobre

10h30 – Corbie – messe dominicale

10h30 – Villers-Bretonneux– messe dominicale

                            15h30 – Cathédrale d’Arras-  messe d’installation de Mgr Leborgne


PRÉPARATION DU TEMPS LITURGIQUE DE L’AVENT ( En SECTEUR )

Pour tous ceux qui préparent la liturgie et qui voudraient s’y joindre : réunion à la salle paroissiale de CORBIE

 JEUDI 05 NOVEMBRE de 09h30 à 11H30. ( masque obligatoire)

Me voici, envoie-moi (Isaïe 6,8)

Qu’est-ce qui revient à Dieu ? Qu’est-ce qui revient à César ? A l’aide d’une pièce d’un denier, Jésus nous répond : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ». Certains y verront le fondement de la laïcité, de l’autonomie de la société. Mais il est impossible d’opposer Dieu à sa création, à notre prochain et à nos devoirs de citoyens.

Servir est notre plus belle mission. Mais servir qui ? Servir Dieu ? Servir les autres ? Les deux à la fois ?

Le service des hommes au nom du service de Dieu a pour nom la « charité », au sens premier du terme, qui est l’expression même de l’amour de Dieu. L’amour rend notre foi active, stimule notre espérance et notre prière. L’apôtre Paul nous dit que Dieu nous a choisis, choisis pour faire le bien, pour annoncer l’Évangile, en témoigner et le rendre vivant dans le monde. C’est une bonne nouvelle, un beau cadeau que Dieu nous fait.

Ce qui est pertinent dans la parole de Jésus : ne sacraliser aucun pouvoir (l’empereur était divinisé) et ne pas faire jouer à Dieu le rôle de César (un Dieu temporel), car ce qui est à l’effigie de Dieu, ne l’oublions pas, c’est l’être humain créé à sa ressemblance. (Gn 1,26). Rendons grâce à Dieu -Notre Père- pour l’œuvre merveilleuse à accomplir…

 Jean-Marc Boissard, prêtre

DÉCLARATION DU CONSEIL PERMANENT de la Conférence des Evêques de France (CEF) : VIOLENCES, CATASTROPHES NATURELLES, BIOÉTHIQUE… NOTRE SOCIÉTÉ EST-ELLE FRATERNELLE ?

  1. Le Conseil permanent des évêques de France, réuni les 5 et 6 octobre 2020, salue la publication de l’encyclique Fratelli Tutti, Tous frères. Le pape François nous y offre un grand texte. La foi en Dieu créateur et père de tous nous fait reconnaître en tous les êtres humains des frères et des sœurs à recevoir librement et joyeusement. La fraternité n’est pas seulement un sentiment ou un impératif moral : elle est une attitude globale qui se vit dans tous les domaines de l’existence. Elle est alors très exigeante, elle bouleverse les constructions sociales, mais elle est source de joie et de vie. L’encyclique appelle notre monde globalisé à ne pas se limiter à l’horizon des mécanismes économiques ou politiques mais à choisir la fraternité avec les pauvres comme perspective d’une politique et d’une économie qui fassent grandir l’humanité. Les diocèses et les paroisses auront à cœur de favoriser et d’accompagner la réception de ce texte.

  2. La publication de l’encyclique vient à point nommé pour notre pays, au moment où les autorités publiques s’inquiètent de l’action de groupes qui voudraient soustraire certains quartiers de nos villes aux lois qui régissent notre société. La lutte contre la violence et la surveillance des comportements sont sans doute nécessaires, mais elles resteront insuffisantes et impuissantes, si tous, nous ne travaillons pas à construire des relations de fraternité sans lesquelles la liberté et l’égalité perdent leur sens. La fraternité peut être plus forte que les menées séparatistes, si elle est vécue en vérité, sans naïveté et avec constance. Des lieux de culte chrétiens subissent de plus en plus en souvent des dégradations et, parfois même, des profanations. Des mosquées, des synagogues, des cimetières juifs également, nous ne l’oublions pas. Des personnes sont moquées et parfois agressées et même tuées, en raison de leur appartenance religieuse réelle ou supposée. Les évêques du Conseil permanent regardent avec attention les mesures prises par le gouvernement. Mais une culture du respect, de la connaissance mutuelle, de l’acceptation des autres, ne grandit pas par des injonctions. Les communautés chrétiennes sont appelées par l’encyclique du pape François à trouver un dynamisme nouveau dans cette direction. L’approfondissement de la foi va de pair avec une ouverture de cœur et d’esprit plus grande.

  3. Dans quelques jours, le Sénat reprendra la discussion de la révision des lois de bioéthique. Les évêques de France ont, depuis longtemps, fait part de leur inquiétude devant les dispositions du texte voté par l’Assemblée nationale. Depuis quelques semaines, la pression monte à l’Assemblée nationale pour que soient allongés encore les délais de l’avortement sous couvert de droits des femmes et d’égalité, on réduit la filiation à un simple acte de la volonté de ceux ou de celles qui prétendent devenir parents. Un enfant n’est plus accueilli, il est désiré, produit et choisi. Une société peut-elle être fraternelle lorsqu’elle n’a rien de mieux à proposer aux mères en détresse que l’élimination de l’enfant qu’elles portent ? Une société peut-elle être fraternelle lorsqu’elle organise la naissance d’enfants qui n’auront pas de père, tout au plus un géniteur ? Une société peut-elle être fraternelle lorsqu’elle renonce à reconnaître les rôles de la mère et du père, lorsqu’elle ne reconnaît plus que le lieu digne de l’engendrement d’un être humain est l’union corporelle d’un homme et d’une femme qui ont choisi d’unir leur vie pour créer un espace d’alliance et de paix au milieu de ce monde magnifique et dangereux ? Les évêques du Conseil permanent encouragent les parlementaires qui prennent ces sujets au sérieux ; ils invitent tous les citoyens, spécialement les catholiques, à s’informer de ces sujets et à faire connaître leurs réticences et leur opposition aux dispositions annoncées. Notre société ne doit pas se laisser entraîner subrepticement dans une voie dangereuse pour l’avenir de l’humanité.

  4. Le pape François nous le rappelle avec force : quoi qu’il en soit des lois, quoi qu’il en soit de la manière dont un être humain vient au monde, chacun, chacune est à l’image et à la ressemblance de Dieu. L’Église catholique accueille tout être humain, quelle que soit son origine et quelles que soient ses opinions, avec respect et espérance. Elle s’émerveille de tout acte de fraternité réelle : ils ont été nombreux pendant le confinement et ils le sont, en ce moment même dans les Alpes-Maritimes durement frappées. Quoi qu’un être humain ait fait, un chemin vers le Père lui est ouvert et il vaut toujours la peine de prendre ce chemin.

Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, Président de la CEF,
Mgr Dominique Blanchet, évêque de Belfort-Montbéliard, vice-président de la CEF,
Mgr Olivier Leborgne, évêque nommé d’Arras, vice-président de la CEF,
Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris,
Mgr Jean-Pierre Batut, évêque de Blois,
Mgr Jean-Marc Eychenne, évêque de Pamiers,
Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen,
Mgr Philippe Mousset, évêque de Périgueux,
Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre,
Mgr Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers.