Archives Mensuelles: mai 2020

Abbé D.M. Dupré : un confinement insolite

UN CONFINEMENT INSOLITE

Quelle ne fut pas ma surprise quand, le 17 mars matin, le père évêque m’a demandé si j’acceptais de vivre le confinement au Carmel, pour permettre aux sœurs de remplir pleinement leur mission de prière, au sein de notre Eglise diocésaine. Après quelques hésitations, je donnais mon accord en me disant que c’était là une bonne idée du Seigneur pour me permettre de vivre un ‘’bon Carême’’.

J’ai donc fait mes valises pour une durée indéterminée… Comment avais-je pu imaginer que vivre bien son Carême est plus facile dans un monastère ? … Eh non ! Faire une retraite de 5-6 jours, ou être en vacances dans une maison religieuse ne présente guère de difficultés pour moi. Mais vivre pleinement intégré dans la vie des moniales, hormis le franchissement de la clôture, c’est autre chose. Je savais, bien sûr, que même un temps de Carême en retrait dans un monastère ne me dispenserait pas du combat spirituel pour gagner un ou deux points vers la sainteté. Pourtant, j’ai dû me rendre à l’évidence que je n’étais pas, comme prêtre, dispensé des efforts et de l’appel incessant à me convertir. J’avoue, maintenant, que ça me réjouis pleinement en sécrétant cette joie dont parle Jésus, dans l’évangile de Jean. (‘’Tout ce que je vous ai dit, c’est pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite’’).

Un autre aspect très fort : la célébration de la messe du dimanche des Rameaux. C’était très émouvant : il n’y avait que les 10 sœurs et moi, et nous « sentions » pleinement le silence sur la ville. C’était quasi la première fois que je célébrais la messe dominicale dans de telles conditions et j’en ai expérimenté, ‘’physiquement’’, la profondeur, l’intensité et la vérité. Ce temps m’a vraiment rempli de cette joie ( = la paix ) du Christ, dont parle St Jean.   Ce ressenti s’est confirmé tout au long de la Semaine Sainte et les dimanches suivants. Mais à cet élan porteur et cette profonde paix intérieure se mêle toujours la souffrance de penser à mes confrères prêtres, célébrant dans une église vide et aux fidèles en attente douloureuse de pouvoir se rassembler de nouveau pour la messe et d’autres célébrations. En même temps cette situation rappelle toute sa dimension à la célébration eucharistique : une messe n’est jamais célébrée seulement pour le groupe réuni, mais bien pour l’humanité entière, invitée au Repas du Seigneur. Cela fait du bien de le vivre dans sa chair.

Dernier point. Je n’ai jamais supporté ceux qui sont tentés de juger la vie des moines et des moniales comme inutile, comme non-sens. Je savais « intellectuellement » le rôle et l’importance capitale de leur vie et de leur témoignage pour la vie de l’Eglise et du monde. A travers ce confinement au Carmel, je l’expérimente et le vérifie. Il va sans dire que, chaque jour, vous êtes tous, personnellement, au cœur de ma prière. Cette « immersion » dans la vie de nos sœurs est vraiment cadeau qui fait grandir et qui sert le monde. Ce cadeau m’est offert, certes … mais pas sans sa part d’épreuves, de mystère, d’exigence, de persévérance, de confiance et d’abandon. En ce mois de Mai, mois de Marie, ne craignons pas de lui dire : « Marie, je crois que ton secret, c’est la confiance : certains l’appellent la foi et d’autres l’espérance, certains disent le courage et d’autres la fidélité. Marie, dis à ton fils que nous avons tellement besoin de cette confiance ! »

Nous voici, maintenant, en sortie de « CONFINEMENT ». Je nous souhaite, avec l’Esprit Saint, d’aborder le présent et l’avenir dans une profonde paix, comme je l’ai écrit aux membres du Conseil Diocésain de la vie consacrée : ‘’je rejoins le père évêque quand il s’écrie : « c’est dur et ça dure ». C’est bien vrai que cette pandémie, même si, dans l’ensemble, nous l’avons assez bien supportée, est plutôt éprouvante. Et ne rêvons pas d’un ‘’déconfinement’’ rapide et « tranquille ». Des voies autorisées, dans et hors de l’Eglise, nous invitent, avec beaucoup de sagesse, à ne pas nous laisser séduire par la sirène du « refaisons comme avant ». Il ne s’agit pas tant de retrouver nos vieilles pantoufles, que de chausser, avec sérénité et confiance, de nouveaux escarpins qui, riches d’hier, nous mènerons plus sûrement vers demain. Ceci écrit, ces semaines de vie recluse ne sont pas venues à bout de ma sérénité, de ma confiance et du désir de continuer à mettre nos énergies au service « de Dieu et des hommes.

Donc, à bientôt la joie de vous retrouver.

+ Dominique-Marie Dupré

Cocorico…

Des travaux ont eu lieu sur le clocher de l’église de Méricourt-l’Abbé. Inattendu du déconfinement de cette semaine : bénédiction du coq afin qu’il veille sur la cité et tous ses habitants. Émerveillement d’une cérémonie simple et émouvante en ce temps de crise, car le coq toujours affronté au vent, nous invite à être forts, à lutter contre les vents contraires et donc à orienter notre vie vers le bien du vivre ensemble et celui de la fraternité. Il nous amène aussi à lever le nez, à regarder l’horizon, là où le soleil se lève chaque matin. Le temps de l’espérance revient.

La substantifique moelle de la Parole de Dieu en ce 6ème dimanche du temps pascal c’est de « rendre compte de l’espérance qui est en nous et d’en témoigner ». Rendre compte de l’amour de Dieu dans ce qui nous fait vivre et nous anime profondément, ce n’est pas rien !

Chaque jour, le coq chante, signe d’un jour nouveau. A la cime de nos églises, il annonce la résurrection du Seigneur : « Regardez-moi vivant, croyez-en moi, vivez en ma présence. Celui qui m’aime sera aimé de mon Père. Moi aussi, je l’aimerai et je me manifesterai à lui. Je serai toujours avec vous par mon esprit ». Parole du Seigneur. Rendons grâce à Dieu ! Bon dimanche à tous.

Jean-Marc Boissard, prêtre

16 mai 2020 -Une lumière d’espérance : « Qu’allez-vous garder du confinement? »

« Qu’allez-vous garder du confinement? »

9 mai 2020 – Une lumière d’espérance: Risquer?

Horizons nouveaux

Nous entrons dans un déconfinement progressif avec l’espoir de jours meilleurs. Dans l’évangile de ce 5ème dimanche de Pâques, Jésus prend soin de rassurer ses disciples devant leurs doutes, leurs hésitations et leurs questions. « Je suis le chemin, la vérité et la vie, personne ne va vers le Père sans passer par moi. Croyez aux œuvres que je continue de faire en vous et par vous ». Le Christ-Jésus est bien cette joyeuse lumière, cette splendeur éternelle du Père, cette pierre angulaire de notre foi que nous vénérons et prions. Jésus est « chemin », c’est-à-dire qu’Il se révèle à nous comme un bon berger, un guide en qui on a toute confiance. Comme sur le chemin d’Emmaüs, Il est pour nous un compagnon de route, un confident et un ami. Il est « vérité », car personne n’a jamais entendu de mensonge de sa bouche. Il est « vie », parce qu’II nous ouvre la porte de l’éternité dans la maison du Père. De plus, Il nous rend coopérateur de sa grâce dans nos paroles, dans nos actes et nos gestes créatifs envers autrui.
En ce mois de mai, la Vierge Marie nous invite à chanter avec elle son Magnificat : « Le Seigneur fit pour moi des merveilles, Saint est son nom ! ». Prenons appui sur elle. Prions-la avec notre chapelet, pour que viennent des horizons nouveaux de confiance, d’espérance et de paix, pour notre monde, pour l’Église, pour le soutien de chacun, pour les malades, les soignants ainsi que pour toutes les victimes des violences.

Jean-Marc Boissard, prêtre

 

Prier Marie au mois de mai

Le diocèse nous offre plusieurs aides pour prier Marie en ce mois de mai : cliquez ci-dessous

 

Message de notre pape pour le mois de Marie

Redécouvrons  la beauté de prier le chapelet chez soi au mois de mai !
À la fin, nous pouvons réciter une prière demandant l’intercession de la Vierge
pour que le Seigneur nous libère de cette pandémie
et que la vie puisse reprendre son cours sereinement.

Pape François


2 mai 2020-Une lumière d’espérance :  » A quoi ça sert? « 

Dimanche de prières pour les Vocations
« N’ayez pas peur de l’appel de Dieu! »

Laissons-nous aimer par le Christ

Nous connaissons tous ce dicton : « En mai, fais ce qu’il te plaît » … Et voilà que nous sommes en quarantaine, dans l’attente d’une sortie qui dépend « du rouge ou du vert ». Le confinement nous fait vivre une solitude certaine qui nous sépare des autres et de la vie du monde, avec cette frustration de ne plus nous retrouver pour prier ensemble chaque dimanche. Cette situation nous fait prendre conscience de notre condition humaine, de nos fragilités et nous invite à retrouver l’essentiel. Tirons donc profit de ce moment pour nous interroger sur le sens des évènements tragiques que nous vivons afin d’apprécier la vie « autrement ».

L’Evangile de ce dimanche nous invite à nous laisser aimer et porter par le Christ, l’unique Berger, le Bon Pasteur. « Je suis venu pour que les hommes aient la vie, la vie en abondance. Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent » nous dit-Il ! Goûtons, savourons, ruminons ces paroles de tendresse du Christ-Jésus afin qu’elles résonnent pour nous, pour moi aujourd’hui. Allons-nous L’entendre, Lui qui est la porte de l’espérance et de la vie en abondance ? Chassons nos peurs, Dieu ne veut pas le malheur des hommes.

Jean-Marc Boissard, prêtre

 

Communication du Secours Catholique

Le Secours Catholique de Corbie nous fait parvenir les information suivantes:

  • Il  recherche des tissus de couleur foncée pour faire des masques pour les hommes et aussi de l’élastique ou des collants de femmes pour les liens.